La pêche au toc cartonne !

Il semblerait que les truites soient en plein regain d’activité. Il ne m’a pas fallu plus de quelques heures au toc pour m’en persuader ! Malgré des niveaux encore très hauts, j’ai pu en prendre des dizaines rien que dans le gour sous chez moi, dont plusieurs prises deux fois en quelques jours. Chaque dérive correcte était récompensée par une touche.

Comme je n’ai pas grand chose de plus à dire je me contente de joindre des photos des nombreux poissons de ces derniers jours, dont les trois quarts sont maillés.

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Une autre de 25cm à la robe magnifique !

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Une jolie de 26,5…

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…capturée à nouveau 3 jours plus tard lors d’un petit coup du soir d’une demi-heure.

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Le même soir j’en fais deux autres dont une belle de 28,5 à la tombée de la nuit qui m’a offert un combat dantesque en pleine veine de courant; je la voyais plus grosse quand même…

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Encore quelques unes pour le plaisir.

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En bref, un régal !

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Ouverture de la truite 2018… mouillé mais pas capot

10 mars 2018, c’est l’ouverture de la truite ! Ça tombe bien parce qu’on commençait presque à s’ennuyer…

Je suis au même endroit que ->l’année dernière<- avec le même bonhomme, le fameux Léo. Il est 8h15, il tombe une pluie fine qui mouille bien et qui perdurera toute la journée. L’eau est haute, mais pas spécialement froide (moins que ce à quoi je m’attendais) sans doute grâce à la pluie. Nous savons pertinemment que nous n’allons pas avoir beaucoup de touches, de tels niveaux un jour d’ouverture, c’est rarement bon. Le seul avantage malgré tout c’est que les truites seront plus concentrées dans les rares zones de calme.

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Nous nous attardons sur ce type de postes, moi au D-Incite 53 de chez Smith et Léo à la Mepps Aglia n°2 (la base). Nous pêchons plutôt bien mais rien ne daigne se manifester. Rien, jusqu’à ce que je monte en taille avec un D-Contact 63. C’est rare que je pêche aussi gros sur des ruisseau de trois mètres de large, mais s’il faut passer par là pour voir un peu d’action…

Justement, après une heure à ratisser tout ce que je pouvais ratisser (oui, j’ai confiance en ce que je fais), je tape enfin la première fario de la saison ! Minuscule, mais c’est la première et elle a toujours une saveur particulière surtout quand les conditions ne sont pas en notre faveur.

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Soit dit en passant, j’inaugure aussi ma nouvelle Yakutsu Amazone 1-7g qui m’accompagnera pour les prochaines saisons à la truite.

Quelques minutes plus tard, je manque un poisson dans mes pieds et Léo ouvre son compteur.

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Une courte période de « frénésie » qui sera la seule de la journée… Même s’il y a quelques beaux postes, c’est très dur.

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Buée sur l’objectif

Nous nous arrêtons sous un pont pour manger, complètement trempés. Notre refuge est précaire et surtout pas étanche… il pleut presque plus dessous que dehors. En plus c’est étroit et nous avons les pieds dans l’eau. Mais bon, le traditionnel pâté nous fera vite oublier ces déboires…

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Nous reprenons la pêche bien repus et décidés à en découdre mais encore une fois, que c’est difficile !

Une heure plus tard, Léo en ferre une sur une fin de courant. Elle fait plaisir celle-là !

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Et ce n’est que bien plus tard que j’en sors une autre petite non moins méritée.

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Pour terminer la session sur une bonne note, Léo capture une maillée ! Un très beau poisson pour cet endroit autant en amont.

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Après quoi, rien n’y fera même sur les plus jolis postes…

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C’est donc au pied de cette cascade que nous mettons un terme à cette première pêche de la saison.

En rentrant chez moi, je décide de mettre quelques coups au toc dans ma rivière qui n’a pas été épargnée par les hausses de débit.

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J’ai ainsi pu enregistrer beaucoup de touches mais seulement une seule petite de sortie. Elles sont très tatillonnes et coupent en général tout les parties du ver qui dépassent de l’hameçon… c’est à rendre fou.

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Je suis accompagné par mon frère qui lui, en fait une maillée.

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La journée s’achève sur ce.

Le lendemain, les rivières ont encore monté car il a plus toute la nuit. Autrement dit, ça va être encore plus galère que la veille. Aujourd’hui je ne me pose aucune question, ce sera pêche au toc. De bon matin, direction un joli ruisseau à deux pas de chez moi avec mon frère.

Comme vous pouvez le constater, ça dépote.

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Mais il y a quand même quelques zones exploitables sur lesquelles nous passons au moins un quart d’heure en chargeant la plombée comme une mule. Malgré tout, ça paye, il y a quelques truites dehors.

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Salut p’tite beauté

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Ici, le cadre est très plaisant. Rien que pour ça, ça vaut le coup de venir.

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C’est ici que notre petite matinée se termine. Finalement je ne m’attendais pas à mieux, j’ai fait ce que j’avais à faire.

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Et sur le chemin du retour, une petite surprise…

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Une salamandre

L’après-midi, c’est sur le ruisseau voisin que je tente ma chance avec l’ami Bastien. Ce cours d’eau est moins torrentueux que le précédent, ce qui facilite la pêche.

Là encore, beaucoup de touches peu franches et quelques petites de sorties.

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Une un poil plus grosse après avoir décroché un poisson largement maillé.

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Au final, une violente averse aura raison de nous.

Si on effectue un bilan de ce week-end d’ouverture, c’est plutôt positif (même si j’ai eu l’air de me plaindre tout le long de l’article…). Malgré des conditions difficiles, j’ai pu voir pas mal de truites et des eaux pas si froides que prévu. De plus, même si des crues comme celles qui sont en cours en ce moment ne sont que peu propices à la pêche, elle n’en demeurent pas moins bénéfiques pour les rivières car ces dernières seront moins impactées quand la végétation reprendra et pompera de grosses quantités d’eau. Même si le mois de mars risque d’être compliqué, je suis assez optimiste pour la suite.

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Retour sur la dernière session truite de 2017

A une semaine de l’ouverture, je publie cet article que j’ai soigneusement gardé au chaud pendant tout l’hiver, histoire d’être bien motivés le jour J ! Je suis avec Loïs sur l’Ardèche. Nous avons une petite journée devant nous et sommes déterminés à prendre de belles farios. Dès notre arrivée, nous avons de beaux suivis et apercevons quelques jolis poissons en chasse. Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui, je le sens bien… Et j’ai à peine le temps de faire part de ce sentiment à Loïs que je tiens déjà quelque chose. Une truite de 35 prise au milieu d’un courant peu profond au Ryuki 50S.

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Il y a de l’activité, c’est cool ! Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et il semblerait que nous soyons arrivés un poil trop tard. La frénésie s’est vite terminée et la pêche se ralentit nettement.

Par contre je bats largement mon record d’écrevisse… Y a un beau bébé là !

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Bon, trêve de pitreries crustacéennes (vous pouvez vérifier, ce mot existe vraiment ^^), il faut trouver une solution pour débloquer la situation.

Pour le coup, ça n’a pas été très compliqué, il a juste fallu attendre un nouveau pic d’activité qui a eu lieu une heure plus tard. Je sors une autre belle truite de 35 qui m’échappe pour la photo et me rattrape avec une petite, toujours au Ryuki 50.

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Le constat est simple: il y a des truites qui tapent de partout ! Sur les grands plats inertes, sur les fins et sur les têtes de courant… Et surtout au pied d’une digue où nous enchaînons 5 ou 6 petits poissons. Loïs ouvre son compteur après que je lui ai prêté un Ryuki (comme quoi, il n’y a pas de secret) sur une fario de 30 environ.

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Magnifique zébrée !

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Et en baitfiness s’il vous plaît…

Et en plein milieu de la grande plate créée par cette digue, je me fais salement cartoucher par un fish nettement plus correct. Ça démarre fort et tente de se réfugier dans les rochers, pas de doute, c’est bien plus gros… à quel point ?

A ce point là :

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Pas un poisson monstrueux, mais 40cm tout de même. Et surtout, quelle beauté ! Une robe sombre et orangée avec des rayures marquées, je suis fan !

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Après s’être pris une taule (j’aimerais qu’il n’oublie pas qui est le patron ^^), Loïs s’en va et je continue en solo… Tant mieux pour moi car je profiterai tout seul d’une énorme période de folie furieuse avec des truites qui frappent dans tous les sens. J’en fais 6 de plus ou moins 30cm.

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Une tordue

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Et sur une nouvelle plate je prends encore une grosse sacoche à 5m de moi. Sur le moment, je pensais tenir mon record car les coups de tête sont puissants et amples et surtout, je me suis mangé un rush de l’espace ! Les sensations que peuvent offrir des farios de 40cm sur du matériel léger sont hallucinantes !

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Encore une fois une robe magnifique, bien que particulière.

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Après quoi, l’activité cesse net. Mais ce n’est pas fini ! J’arrive encore sur un grand plat et commence à pêcher une bordure de sable à côté de moi. Je lance le Ryuki, et quand je prends contact, c’est pendu, et c’est gros ! Énorme même ! Je suis alors prêt à mettre ma main au feu que je tiens un gros chevesne car la touche à la tombée du leurre est caractéristique de ce poisson. Seulement… j’encaisse des rushes longs et puissants semblables à ceux d’un barbeau. Et en effet, c’en est un… Ne tiendrait-on pas l’action la plus improbable de l’année ? Un gros barbeau qui prend un petit poisson nageur à la descente dans 80cm d’eau… Je vous laisse en débattre.

En tout cas, après une dizaine de minutes de lutte acharnée, il est au sec ! Et c’est un nouveau record ! C’était bien la peine d’y courir après pendant tout l’été… suffisait d’un peu de beaucoup de chance.

68cm pour le pépère, 2cm de plus que mon précédent record.

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Mon dieu que je les kiffe ces poissons !

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Voilà la cerise sur le gâteau pour parachever une journée déjà bien accomplie avec une bonne vingtaine de truites dont deux de 40cm.

J’espère vous retrouver le week-end prochain pour le récit de l’ouverture, mais j’avoue ne pas être très optimiste. Actuellement, il y a de la glace et de la neige sur ma rivière qui est déjà assez haute (en plus d’avoir été troublée par de récentes pluies) et le redoux annoncé pour la semaine à venir fera fondre toute cette neige… ça va être une grosse galère cette ouverture !

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite un bon courage pour ce nouveau départ et j’espère vous avoir chauffé un peu avec cet article car la motivation sera nécessaire pour tirer son épingle du jeu, à mon avis. 😉

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Le frai prend du retard, on en profite !

La pêche en première catégorie étant fermée, c’est sur l’Ardèche en seconde caté que je joue les prolongations de la saison truite.

Très vite, je me rends compte que le niveau bas et les températures douces font que les truites n’ont même pas encore commencé à se rassembler pour frayer. Fin octobre, c’est rare; en effet, c’est à cette période qu’elles quittent les courants et les fonds de gours pour se regrouper en fin de pool en eau peu profonde.

Je pêche donc comme en été : en plein courant. Et elles y sont. J’en fais quelques unes pas très grosses. La plus jolie passait les 30cm, mais je veux plus gros.

Belles couleurs en tout cas.

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J’arrive sur une grande plate profonde d’environ 2m. Je mets un leurre relativement gros et assez dense pour passer à la profondeur souhaitée, à savoir, un Jackson Artist 70.

Après quelques lancers, je prends une touche lourde et ferre en pensant tenir une truite monstrueuse. Le combat laissait également penser qu’il s’agissait du poisson que je veux depuis des années. Des coups de tête puissants et des rushes intenses. Mais bon…

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C’est bien la première fois que je suis dégoûté de faire un barbeau. En même temps, à cet endroit, je ne m’y attendais pas le moins du monde. 58cm quand même pour le bébé.

Après quoi, pas grand chose à signaler si ce n’est un mini chub affamé et deux petites fario.

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Sponsorisée par Adidas ?

Celle-ci est bien abimée… on dirait qu’elle a été coupée en s’emmêlant dans la ligne d’un pêcheur.

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Ce sera tout pour aujourd’hui.

Je retente ma chance quelques jours plus tard avec mon pote Léo et mon frère. Niveau tactique, je ne change pas grand chose, si ce n’est de leurre. Je passe sur plus petit (Ryuki 50S) car j’avais tendance à pêcher en plus de 6cm la fois précédente et les résultats ne furent pas transcendants. Ça a l’air de marcher, je fais une fario de plus ou moins 30cm aux couleurs déroutantes ! Dorée, orangée, avec de grosses rayure. Seule ombre au tableau, sa mâchoire a été esquintée par un pêcheur…

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Nous continuons la pêche qui s’avère finalement très difficile. Les touches ne sont pas légion et nous ne parvenons pas à en déclencher.

Nous arrivons alors sur la tête de courant qui précède la plate où j’ai fait le barbeau. Je lance dans une zone calme à proximité d’une veine secondaire, autrement dit, un poste de chasse. J’imprime deux twitches sur le Ryuki et aperçoit un sillon qui brise la surface de l’eau (il faut dire qu’il n’y a que 30cm de fond à cet endroit). J’ai à peine le temps de prévenir les autres que c’est déjà dessus et c’est d’un tout autre calibre. Ça explose en surface dans tous les sens et tente de regagner les profondeurs du gour. Léo, qui a promptement saisi l’épuisette, s’avance dans l’eau pour écourter le combat et s’est retrouvé aux premières loges d’une spectaculaire chandelle ! Ce dernier, après plusieurs tentatives, parvient à glisser le bolide dans le filet. Je tiens peut-être mon record au moment et à l’endroit où je l’attendais le moins.

Et effectivement, après mesure, elle accuse 44cm. Mon record tombe enfin !! D’un petit centimètre, certes, mais il tombe.

Et quel poisson ! Une belle robe sombre, ponctuée et rayée comme je les aime !

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De l’autre côté :

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Comme on dirait chez nous : « Y a là un brave morceau ! »

Mais bon, à l’instar de la dernière fois, rien de bien intéressant à signaler après le gros poisson. Je manque quelques truites au ferrage et en fais une petite de 25cm.

Mon frère, quant à lui, en prend une d’un petit 30 à la cuiller n°3.

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Léo est capot, mais la session a été loin d’être facile. Pas beaucoup d’agressivité de la part des truites, seulement des comportements alimentaires.

En tout cas, un record truite, ça fait très plaisir ! Surtout au vu de la difficulté de la pêche. C’était la touche à ne pas louper !

Une semaine au Pays basque (du 22/07 au 29/07)

Me voilà perdu au fin fond du Pays basque, dans les Pyrénées-Atlantiques (64). Il est évident que je n’allais pas laisser passer une occasion pareille de tester un nouvel échantillon de patrimoine halieutique. En effet, les rivières, ou plutôt, les gaves pyrénéens sont très réputés pour leurs truites.

La première rivière que je tente est, je ne le saurai qu’après coup, connue pour sa très grande difficulté de pêche. Il y a des truites, certes, mais très dures à faire… dois-je pour autant m’estimer heureux de mon unique prise ?

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Malgré tout, c’est un endroit plaisant à voir.

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Le lendemain, il fait moche. Pas grave, je n’ai rien de mieux à faire que de tenter le gave le plus proche. Je fais très vite de petites truites au D-Contact 63.

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Puis j’arrive ici :

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Je lance en tête de courant au cœur de la veine d’eau. Au moment même où j’en sors, je prends une touche franche occasionnant un ferrage. Je me rends vite compte que c’est un poisson d’un tout autre calibre. Alors qu’il me passe devant pour reprendre le courant, je faillis faire une tachycardie ! C’est un saumon !! Et un beau en plus ! Il prend effectivement le courant et part dans des rushes interminables que je ne peux même pas espérer arrêter. Je suis contraint de baisser la pression sur le frein car la rivière est puissante et le poisson prend appui contre le courant, ne me laissant pas gagner le moindre centimètre de fil. De plus, il est bien trop rapide pour que je puisse passer en aval de lui, ce qui faciliterait la mise à l’épuisette. Il n’y a qu’une seule solution pour en venir à bout : serrer les dents (à défaut de pouvoir serrer le frein) et espérer que tout se passe bien. Et devinez quoi, tout s’est bien passé ! Je suis parvenu à me hisser à son niveau et au bout de trois tentatives, il est emmailloté dans ma petite épuisette.

J’ai du mal à réaliser… jamais je n’aurais imaginé tenir ce poisson mythique entre mes mains, et pourtant, il est bien là. Pour le pêcheur de truites que je suis, prendre le roi des salmonidés est un immense honneur et procure un sentiment d’accomplissement, de fierté même, absolument incommensurable ! Un sorte de consécration après 12 ans de pratique.

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Voilà ce que j’aime dans la pêche : les surprises qu’elle a à nous offrir. C’est grisant de faire un poisson magnifique quand on ne s’y attend pas.

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Tout de même 66cm. Pour une première, c’est plus que bien !

Un corps fuselé et argenté, légèrement ponctué et terminé par un grand gouvernail… une pure merveille !

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Une dernière photo avant une remise à l’eau dans les règles de l’art, afin qu’il puisse perpétuer sont fastidieux cycle de vie, passant de l’immensité de l’océan à la fraîcheur des torrents pyrénéens.

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Bon, maintenant, tout ce que je vais vous montrer aura l’air fade à côté… Même ces magnifiques petits tacons. Soit dit en passant, les tacons offrent une touche et une défense bien plus vigoureuses qu’une truite.

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Bien différent de ses parents !

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Et ces petites truites, non moins jolies…

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Fin de la session, il est temps de se remettre de toutes ces émotions. Du coup le jour suivant, je change radicalement d’approche pour pêcher au toc un micro ruisseau d’environ un mètre de large. Et j’ai eu la bonne surprise de croiser une belle population de truites tapie au cœur des ronces. Il y a beaucoup de petites, comme celle-là…

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…mais aussi de très belles comme cette beauté prise par mon frère.

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Je termine avec moi aussi un beau poisson pour le cours d’eau.

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Pour la prochaine session, je retourne sur le gave où j’ai fait mon saumon à l’endroit où je l’ai laissé la fois d’avant. Seulement, EDF n’a rien trouvé de mieux à faire que de lâcher le barrage en amont, du coup, la pêche s’en trouve nettement compliquée. Je fais seulement une fario de 27cm puis quelques petites.

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Ah oui, et je décroche au ferrage une 40+… et mon frère attrape cette immondice qui fera office de repas.

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Bon, finalement rien de de bien folichon lors de cette session, mais j’essaye de me rattraper le surlendemain. Là encore, les petites sont présentes…

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A l’instar des tacons…

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…et des vaches.

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Mais je finis quand même par faire un poisson correct à la robe sublime !

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Enfin, pour finir le séjour, je me rends sur un autre gave aux eaux d’un bleu superbe, lequel abrite également son lot de petites truites.

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Mais il n’y a pas que des truites dans ce gave ! Des saumons… plein de saumons… plein de gros saumons !! C’est absolument magique de voir ça ! D’énormes saumons qui tournent en rond après avoir suivi sans raison apparente votre leurre. Le plus gros que j’ai vu passait le mètre… c’est dire la taille de ces poissons ! Et ce n’est pas tout. Derrière les saumons, il y a des truites… des grosses truites ! Malheureusement, la méfiance des saumons semblent les mettre en alerte et j’en décroche seulement une de 40+ au ferrage (encore).

Puis ce qui devait arriver arriva, je prends un méchante touche sur une grande plate peu profonde. C’est une très gros poisson et je suis vite fixé quant à son identité. Pour la toute première fois, je suis gratifié d’une des chandelles qui font la renommée des combats des saumons. Voir un poisson de plus de 70cm sauter à 50cm hors de l’eau, c’est juste… (je vous laisse trouver l’adjectif adéquat). Bon, par contre je me suis pris un rush de dingue et mon hameçon s’est retrouvé droit comme un I… Je ne suis même pas déçu de l’avoir perdu, je suis déjà comblé de me retrouver ici en compagnie de poissons majestueux en quantité.

Le séjour au Pays basque s’achève ici, et je me jure quelque chose : j’y reviendrai !

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Quelques jours dans le Puy-de-Dôme (63)

Me voilà au bord du lac Chambon dans le département du Puy-de-Dôme. Ce lac peu profond (4m maxi) est localement réputé pour abriter de très gros brochets, et ce n’est pas le patron de l’hôtel dans lequel je me trouve qui dirait le contraire. En effet, son record personnel est de 1m32 (photos à l’appui) et il en a pris nombre d’autres de plus du mètre.

Mais pour le moment, un tour d’horizon à la perche s’impose. Je pars donc pour un coup du soir. Je fais quelques poissons avec de petits minnows et jerkbaits, mais c’est petit.

Au bout d’un moment, je prends un touche plus lourde et ferre en pensant tenir une grosse perche… il n’en est rien, c’est un petit sandre… au Ryuki… dans 60cm d’eau. Pourquoi pas, en tout cas, je suis content de cette surprise !

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Le lendemain, je suis à nouveau au bord du lac à la recherche des perches. C’est à l’arrivée d’un ruisseau que je tente ma chance. J’y aperçois d’ailleurs un banc d’une dizaine d’énormes chevesnes dont la taille variait d’environ 50 à plus de 60cm. Mais ils sont absolument impossibles à prendre.

Les perches, quant à elles sont un peu plus réceptives, mais ça reste petit.

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J’essaye alors en texan dans un arbre mort, en équilibre précaire sur le tronc. Il y a du monde là dessous !

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Mais toujours rien de bien intéressant. Je tente donc de prendre du brochet, mais rien n’y fera de tout le séjour, je ne prendrai pas une seule tape, même le lendemain sur le lac d’Aydat, où j’ai en revanche fait une jolie pêche de perchettes sur du petit leurre souple en linéaire.

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Pourtant c’est sûr qu’il y en a, regardez moi ce spot !

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Et regardez aussi cette perche qui s’est faite bouffer.

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Bon, les carnas, c’est marrant, mais un peu chiant à la longue. Le jour suivant je suis bien décidé à aller voir ce que vaut le 63 en terme de truites. Je me rends donc sur un parcours no-kill (mouche et toc).

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Je voulais des truites, j’ai été servi ! J’en ai pris énormément, mais quasiment que des petites. La plus grosse, la voici :

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Puis mon frère prend sa petite sœur.

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Ci-joint, un diapo de la multitude de truites prises lors de cette session. De jolis poissons sauvages, c’est plaisant.

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Je clôture avec un truite correcte.

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Le soir-même, je me rends sur un torrent en aval du lac Chambon histoire de faire quelques farios supplémentaires. Mais malheureusement, je me contenterai d’attraper le repas…

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Pourtant c’est joli…

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Et ce n’est pas tout ! Je capture également un joli chevesne de plus de 30cm (qui m’a glissé des mains, du coup, pas de photo !) ! C’est à peu près le dernier poisson que je m’attendais à prendre ici. Je n’ai pas d’explication à donner quant à l’absence de « vrais » poissons sur ce secteur.

Avant la tombée de la nuit, le patron de l’hôtel m’emmène sur un joli spot à truites. Je suis équipé de mes leurres, mais étant donné qu’elles sont sur des insectes, je ne fais rien. Le lendemain matin, j’y retourne et ne tarde pas à prendre une violente touche, suivie d’un combat musclé pour mettre au sec cette magnifique fario de 32cm.

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La livrée de ces truite est très différente de celle de mes petites ardéchoises, mais ce sont de très beaux poissons tout de même.

Je continue ma pêche sur le même ruisseau, ou plutôt, la « couze » comme disent les locaux, qui se transforme peu à peu pour devenir un torrent encombré. Il y a peu de profondeur, mais ça débite !

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Les truites sont bien présentes et réagissent pas mal au Ryuki 50S.

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J’en prends un très jolie (et grasse) de 28cm sortie comme une balle de sous des racines. J’adore ces poissons de courant qui sont puissants à souhait et livre de belles batailles sur du matériel léger (canne en 2-7g).

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Je finis la session sur une truite maillée dans une percée lumineuse à travers la végétation.

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C’est là dessus que s’achèvent ces quelques jours à la découverte du Puy-de-Dôme et d’un échantillon de son potentiel halieutique. Rien d’exceptionnel, mais j’estime que je ne m’en suis pas trop mal tiré, surtout à la truite. Manque juste un brochet et des perches plus grosses, mais l’été n’est pas la meilleure saison pour le carna (toujours de bonnes excuses 😁).

Prochainement, je rédigerai un article sur une semaine passée dans les Pyrénées-Atlantiques (64), au Pays-Basque et il y aura du très beau poisson ! Je n’en dis pas plus 😉 .

A très vite !

Ça nymphe !

En ce moment, c’est au toc à la nymphe que j’ai les meilleurs résultats. Il fait chaud, les niveaux d’eau sont relativement bons et les truites sont maintenant en plein courant. Comme toujours, j’utilise des nymphes assez lourdes pour faciliter les lancers et dans le cas présent, pour atteindre plus vite la profondeur souhaitée afin d’être pêchant le plus de temps possible sur chaque dérive.

Comme je n’ai pas grand chose à ajouter, je vous laisse admirer la beauté de ces truites… un festival de couleurs diverses et variées !

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Celle-ci, j’aime beaucoup sa robe orangée.

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Et celle-là sa robe dorée !

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Une plus sombre…

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Merci pour les nœuds…

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La photo parfaite ? C’est dingue à quel point une belle image peut mettre en valeur un poisson à priori sans grand intérêt.

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Fishare en Ardèche !

C’est à l’occasion d’une rencontre avec l’équipe de la chaine YouTube ->Fishare<- au salon de la pêche de Clermont-Ferrand que naquit l’idée d’une pêche en terres (ou plutôt, en eaux) ardéchoises. Plus récemment, rendez-vous est pris, facilité par le fait que les parents de l’ami Léo possèdent un gîte (petite pub 😉 : ->Gîte de Pierregras<- ). Le bien nommé Gérémia n’ayant pas pu venir (pour cause de concert car il est membre d’un groupe de musique : ->Oakman Band<- ), je me retrouve donc avec Florian, Morgane et Benjamin. Malheureusement, Léo n’a pas pu nous rejoindre le premier jour, mais heureusement pour lui, il n’a pas raté grand chose.

Le temps est au beau fixe mais il ne fait pas très chaud et la température de l’eau du ruisseau dans lequel nous débutons a nettement baissée… En chaussures de marche et short de bain, je m’en suis vite rendu compte… Et ça se ressent sur l’activité des truites. Nous avons pas mal de suivis et quelques tapes mais la pêche reste très lente.

Malgré tout, l’équipe aura (je pense) eu le plaisir de découvrir un endroit sympathique.

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Ben en action…

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La fine équipe !

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Attendez, ne partez pas ! On a quand même fait un peu de poisson, à commencer par Ben, puis par moi. C’est pas ouf mais on n’est pas capot, sauf Florian ^^ et Morgane, mais en même temps, elle ne pêche pas mais est notre photographe.

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Finalement, je trouve un leurre qui déclenche pas mal les truites, un Doras 43 de chez Tackle House.

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Belles couleurs !

Malgré tout, elles sont toujours autant tatillonnes et ont du mal à se piquer.

C’est en fin de parcours que j’en fais une autre petite au D-Contact.

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Le soir-même, je décide de leur faire découvrir ma rivière qui en ce moment donne bien lors des coups du soir. Seulement, les coups du soir sont bons lorsqu’il a fait chaud dans la journée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Nous éprouverons toutes les difficultés du monde à faire bouger quelques truites. Ben en décroche une petite dans ses pieds, Flo est toujours capot et moi j’en loupe une et en fais une d’environ 24cm en testant la canne de ce dernier avec le Doras 46 de Tackle House. Je trouve ces leurres particulièrement intéressants car ils sont extrêmement denses par rapport à leur taille et pêchent très profond.

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Une nouvelle fois, je pense que la team a pu consoler son manque de truites par la beauté des lieux…

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La première journée touche à sa fin et nous nous retrouvons au gîte pour une petite soirée placée sous le signe de la convivialité et bien évidemment, du partage !

Le lendemain matin, Benjamin doit partir. Léo quant à lui est dispo, nous partons donc avec Flo, pêcher une superbe rivière qui coule dans un décors de rêve !

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Un endroit idéal pour faire des prises de vue au drone n’est-ce pas Flo ?

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Il fait bien plus chaud qu’hier et j’ai fait l’erreur de pêcher en waders…

Malgré tout, il se passe beaucoup plus de choses que la veille. L’eau est d’une clarté exceptionnelle et on voit tout ce qui se passe sous la surface. Comme une énorme fario qui dépassait allègrement les 50cm qui est venue taper dans une plus petite d’à peu près 25cm, très impressionnant ! Je reviendrai pour essayer de faire une des grosses truites qui peuplent cette rivière.

Un petit moment plus tard, je débloque le compteur avec un beau poisson de 25cm.

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Léo en fait de même.

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Nous attrapons encore quelques petites, puis nous faisons une pause pour manger le traditionnel pâté !

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Flo est toujours capot. La seule différence entre lui et Léo et moi est qu’il pêche au poissons nageurs et nous, à la cuiller Mepps.

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Les prises s’enchainent, surtout sur les postes à l’ombre car le soleil cogne fort.

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Je me paye même le luxe d’en faire une à la Vibrax en coloris Fire Tiger.

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Désespéré, Florian emprunte une Mepps n°1 à Léo… et sort 4 truites d’affilée. Comme quoi, il n’y a pas de hasard.

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Quelle merveille !

D’ailleurs, la cuiller Mepps fera l’objet de la rubrique « Leurres de la session » dans la vidéo (s’il y en a une 😉 ) à venir sur la chaine Fishare.

Le lendemain, Léo et Flo sont seuls sur un ruisseau, ce sera l’occasion pour eux de faire quelques fario supplémentaires, mais rien de bien folichon… à l’image de ces quelques jours de pêche qui, il faut le reconnaitre, ont été très difficiles.

J’espère néanmoins que l’équipe gardera un bon souvenir de leur passage chez les ardéchois et reviendront sous peu !

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Trois jours difficiles

La pluie et les températures dignes d’un mois d’octobre de ces derniers jours ont considérablement ralenti la pêche.

Je suis sur l’Ardèche en première catégorie avec Bastien. Il pleut et il ne fait pas très chaud, mais nous sommes confiants.

Malgré toute notre bonne volonté, aucune grosse truite ne daigne se montrer. Nous sauvons l’honneur avec une minuscule fario chacun ainsi qu’une plus honorable de 26cm pour moi.

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Le lendemain, je suis avec mon frère sur un ruisseau sur lequel je pêche assez souvent, mais cette fois-ci, plus en aval, au niveau de la confluence avec l’Ardèche. Pendant un très long moment, nous n’avons pas la moindre touche. Pourtant c’est beau.

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Il faudra attendre bien longtemps avant de voir un signe de vie. Mon frère en pique une à la cuiller.

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Puis nous arrivons sur une portion que je connais un peu et la pêche démarre vraiment. Il y a très peu d’eau alors je passe sur un petit Chubby Minnow 35 SP de chez Illex. Visiblement c’est ce qu’il faut pour déclencher les truites. J’en fais une magnifique de 26cm, un très beau fish pour ce ruisseau.

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Après quoi, je loupe une 30+ au ferrage… dommage, la session aurait été plus que réussie.

Malgré tout, je prends d’autres petites fario bien jolies…

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La session se termine sur un joli gour où je ferais bouger une 30++ qui n’a même pas touché mon leurre et qui ne reviendra pas.

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Le surlendemain, à savoir, le jour où j’écris cet article, je suis à nouveau avec Bastien sur l’Ardèche, en deuxième catégorie cette fois-ci. Il se trouve que Bastien est un adepte de la pêche à contrecourant, nous progressons donc en descendant la rivière. Un peu sceptique, je commence à tâtons mais je prends vite le coup ! Premier lancer: rien; deuxième lancer: je décroche un micro chub; troisième lancer: rien; quatrième lancer: BOOM ! Je prends une touche juste surréaliste au moment où je reprenais le contact après avoir rendu la main pour laisser couler le leurre un peu plus. J’ai à peine pu ferrer et de toute façon, ça n’aurait pas servi à grand chose. Le combat débute par une chandelle en guise de présentation de la part de la truite, suivie de plusieurs rushes dans la veine d’eau. Heureusement que ma Shinjin Neo L a de la puissance à revendre pour les contrer. Au bout d’un petit moment, elle est à l’épuisette.

Quel poisson sublime de 40cm tout rond ! Une merveille méditerranéenne typique de la rivière Ardèche.

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Ça se voit que je suis refait ?

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En tout cas, j’ai bien fait d’aller fouiller dans les affaires de mon frère pour lui subtiliser son Phoxy Minnow 62 HW !

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Solide !

Malgré ce début en trombe, nous ne verrons pas une truite jusqu’au moment de partir où j’en sors une de 28cm au Tricoroll 67 HW.

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Deux touches, deux poissons, un bon ratio car l’Ardèche n’offre pas ses truites facilement; la preuve, Bastien, qui est un habitué des lieux a fini la session capot.

En tout cas, je le remercie pour le guidage. 😉

Voilà, une belle récompense après deux jours de pêche très difficile. Une nouvelle fois, la persévérance paye !

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Bloqué !

Pour cette sortie, je suis en solo dans un nouveau secteur sur une rivière qui, en amont de là où je me trouve se sépare en deux ruisseaux. Celui de gauche, j’y ai passé une journée avec Léo et nous nous sommes à peu de choses près cassés les dents (je ne sais pas si je ferai un article dessus). Celui de droite, je l’ai pêché une seule fois bien plus haut avec Théodore (->l’article de cet après-midi<-) et je suis resté un peu sur ma faim car je sais qu’il est possible d’y faire une grosse pêche avec des truites de taille fort honorable.

Mais pour l’instant, il est 10h45, j’ai une bonne journée devant moi et je ne vais pas me priver de pêcher la rivière principale.

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D’ailleurs, les truites se montrent très vite réactives au passage d’un petit D-Contact 50 (encore et toujours). J’en enchaine deux presque coup sur coup.

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Celle-ci est magnifique je trouve !

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Peu après, j’arrive sur ce spot très prometteur qui pourtant, ne me rapportera rien.

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Vient ensuite le moment qui va définir le déroulement de la journée :

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Droite ou gauche ?

J’avais en tête de faire le ruisseau de droite, mais je n’ai pas pu résister à la tentation de faire quelques lancers dans celui de gauche.

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Plutôt pas moche, non ?

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Finalement, j’ai réussi à m’extirper de ce lieu enchanteur et à suivre le plan que je m’étais fixé. Direction l’autre cours d’eau.

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Encore une fois, c’est joli et très prometteur. Seulement prometteur car je n’attrape rien pendant un moment.

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Mais à la truite, ça finit toujours par taper ! A l’image de cette merveille de fario. En pleine lumière, sa robe est sublimée.

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Suive d’une petite gourmande qui au final ne s’est piquée que sur un seul hameçon du triple ventral.

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Je commence vraiment à prendre plaisir à pêcher, les truites sont actives et les tapes se multiplient. Seulement, mon enthousiasme a pris un coup quand je suis arrivé ici :

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Bon, on part sur un contournement. Mais avant de réaliser cette entreprise, une pause déjeuner s’impose avec le traditionnel pâté maison.

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Une fois repu, je m’attaque à l’ascension d’une pente raide avec une densité incroyable de végétation.

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La progression est lente et pénible, d’autant plus que je suis encombré de mon matériel. Un sécateur et une machette n’eurent point été du luxe en pareilles circonstances…

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Au bout d’un moment, je revois enfin le jour. Mais il y a un problème : comme redescendre dans la rivière ?

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Je continue d’avancer pour enfin trouver une saillie assez basse pour que je puisse sauter… en bourrinant, certes mais au moins, je peux reprendre la pêche. Enfin… presque. Quelques mètres plus loin se dresse un nouveau canyon.

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Une nouvelle fois, je tente un contournement, mais cela va s’avérer impossible voire dangereux. Ce doit être possible mais cela prendrait des heures et des heures et je ne suis pas assuré de ne pas tomber sur un autre canyon ou de faire du poisson alors ça ne vaut pas le coup. Je profite d’une pause pour reprendre mon souffle pour admirer ce qui m’entoure (on se console comme on peut quand on ne peut pas pêcher).

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Avec du matériel d’escalade, une descente en rappel est envisageable mais je n’en possède pas alors je tente le tout pour le tout en passant dans l’eau. Je quitte mes waders avec l’intention de faire plusieurs allers-retours pour maintenir mes affaires au sec. En vain, j’ai de l’eau jusqu’au menton et je ne peux pas passer à part à la nage. Quand une cause est perdue, je sais le reconnaitre, même si c’est dur à admettre.

En redescendant, je décide de pêcher un peu le ruisseau de gauche.

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J’y décroche quelques truites et range mon téléphone dans la poche de mes waders. Pourquoi ce simple fait mérite d’être souligné ? Eh bien si vous avez suivi un peu, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai essayé de passer un canyon en ayant de l’eau jusqu’au menton. Durant cette tentative, la poche s’est remplie de flotte… Je vous laisse deviner ce qu’il est advenu de mon téléphone.

Je décampe aux alentours de 17h et je n’aurais pêché que trois heures environ dans cette journée que l’on peut qualifier de « plan foireux » faute d’un terme plus approprié. Pêche, marche, escalade, natation, je viens d’inventer un nouveau sport : le tétrathlon sauvage !

Enfin bref, tout ça pour ça… une poignée de truites, des heures à contourner des canyons et un téléphone flingué.

En guise de mot de la fin, je tiens à dire qu’il est préférable de ne pas s’aventurer seul dans ce genre d’endroit; un accident est vite arrivé et vous vous retrouveriez en fâcheuse posture si vous n’êtes pas secouru rapidement.

Sur-ce, on se dit à la prochaine pour de nouvelles aventures halieutiques ! 😉

PS : J’ai réussi à ressusciter le téléphone en le laissant une nuit dans du riz pour absorber l’eau.