Ouverture de la truite 2018… mouillé mais pas capot

10 mars 2018, c’est l’ouverture de la truite ! Ça tombe bien parce qu’on commençait presque à s’ennuyer…

Je suis au même endroit que ->l’année dernière<- avec le même bonhomme, le fameux Léo. Il est 8h15, il tombe une pluie fine qui mouille bien et qui perdurera toute la journée. L’eau est haute, mais pas spécialement froide (moins que ce à quoi je m’attendais) sans doute grâce à la pluie. Nous savons pertinemment que nous n’allons pas avoir beaucoup de touches, de tels niveaux un jour d’ouverture, c’est rarement bon. Le seul avantage malgré tout c’est que les truites seront plus concentrées dans les rares zones de calme.

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Nous nous attardons sur ce type de postes, moi au D-Incite 53 de chez Smith et Léo à la Mepps Aglia n°2 (la base). Nous pêchons plutôt bien mais rien ne daigne se manifester. Rien, jusqu’à ce que je monte en taille avec un D-Contact 63. C’est rare que je pêche aussi gros sur des ruisseau de trois mètres de large, mais s’il faut passer par là pour voir un peu d’action…

Justement, après une heure à ratisser tout ce que je pouvais ratisser (oui, j’ai confiance en ce que je fais), je tape enfin la première fario de la saison ! Minuscule, mais c’est la première et elle a toujours une saveur particulière surtout quand les conditions ne sont pas en notre faveur.

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Soit dit en passant, j’inaugure aussi ma nouvelle Yakutsu Amazone 1-7g qui m’accompagnera pour les prochaines saisons à la truite.

Quelques minutes plus tard, je manque un poisson dans mes pieds et Léo ouvre son compteur.

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Une courte période de « frénésie » qui sera la seule de la journée… Même s’il y a quelques beaux postes, c’est très dur.

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Buée sur l’objectif

Nous nous arrêtons sous un pont pour manger, complètement trempés. Notre refuge est précaire et surtout pas étanche… il pleut presque plus dessous que dehors. En plus c’est étroit et nous avons les pieds dans l’eau. Mais bon, le traditionnel pâté nous fera vite oublier ces déboires…

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Nous reprenons la pêche bien repus et décidés à en découdre mais encore une fois, que c’est difficile !

Une heure plus tard, Léo en ferre une sur une fin de courant. Elle fait plaisir celle-là !

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Et ce n’est que bien plus tard que j’en sors une autre petite non moins méritée.

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Pour terminer la session sur une bonne note, Léo capture une maillée ! Un très beau poisson pour cet endroit autant en amont.

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Après quoi, rien n’y fera même sur les plus jolis postes…

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C’est donc au pied de cette cascade que nous mettons un terme à cette première pêche de la saison.

En rentrant chez moi, je décide de mettre quelques coups au toc dans ma rivière qui n’a pas été épargnée par les hausses de débit.

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J’ai ainsi pu enregistrer beaucoup de touches mais seulement une seule petite de sortie. Elles sont très tatillonnes et coupent en général tout les parties du ver qui dépassent de l’hameçon… c’est à rendre fou.

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Je suis accompagné par mon frère qui lui, en fait une maillée.

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La journée s’achève sur ce.

Le lendemain, les rivières ont encore monté car il a plus toute la nuit. Autrement dit, ça va être encore plus galère que la veille. Aujourd’hui je ne me pose aucune question, ce sera pêche au toc. De bon matin, direction un joli ruisseau à deux pas de chez moi avec mon frère.

Comme vous pouvez le constater, ça dépote.

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Mais il y a quand même quelques zones exploitables sur lesquelles nous passons au moins un quart d’heure en chargeant la plombée comme une mule. Malgré tout, ça paye, il y a quelques truites dehors.

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Salut p’tite beauté

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Ici, le cadre est très plaisant. Rien que pour ça, ça vaut le coup de venir.

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C’est ici que notre petite matinée se termine. Finalement je ne m’attendais pas à mieux, j’ai fait ce que j’avais à faire.

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Et sur le chemin du retour, une petite surprise…

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Une salamandre

L’après-midi, c’est sur le ruisseau voisin que je tente ma chance avec l’ami Bastien. Ce cours d’eau est moins torrentueux que le précédent, ce qui facilite la pêche.

Là encore, beaucoup de touches peu franches et quelques petites de sorties.

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Une un poil plus grosse après avoir décroché un poisson largement maillé.

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Au final, une violente averse aura raison de nous.

Si on effectue un bilan de ce week-end d’ouverture, c’est plutôt positif (même si j’ai eu l’air de me plaindre tout le long de l’article…). Malgré des conditions difficiles, j’ai pu voir pas mal de truites et des eaux pas si froides que prévu. De plus, même si des crues comme celles qui sont en cours en ce moment ne sont que peu propices à la pêche, elle n’en demeurent pas moins bénéfiques pour les rivières car ces dernières seront moins impactées quand la végétation reprendra et pompera de grosses quantités d’eau. Même si le mois de mars risque d’être compliqué, je suis assez optimiste pour la suite.

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Une semaine au Pays basque (du 22/07 au 29/07)

Me voilà perdu au fin fond du Pays basque, dans les Pyrénées-Atlantiques (64). Il est évident que je n’allais pas laisser passer une occasion pareille de tester un nouvel échantillon de patrimoine halieutique. En effet, les rivières, ou plutôt, les gaves pyrénéens sont très réputés pour leurs truites.

La première rivière que je tente est, je ne le saurai qu’après coup, connue pour sa très grande difficulté de pêche. Il y a des truites, certes, mais très dures à faire… dois-je pour autant m’estimer heureux de mon unique prise ?

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Malgré tout, c’est un endroit plaisant à voir.

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Le lendemain, il fait moche. Pas grave, je n’ai rien de mieux à faire que de tenter le gave le plus proche. Je fais très vite de petites truites au D-Contact 63.

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Puis j’arrive ici :

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Je lance en tête de courant au cœur de la veine d’eau. Au moment même où j’en sors, je prends une touche franche occasionnant un ferrage. Je me rends vite compte que c’est un poisson d’un tout autre calibre. Alors qu’il me passe devant pour reprendre le courant, je faillis faire une tachycardie ! C’est un saumon !! Et un beau en plus ! Il prend effectivement le courant et part dans des rushes interminables que je ne peux même pas espérer arrêter. Je suis contraint de baisser la pression sur le frein car la rivière est puissante et le poisson prend appui contre le courant, ne me laissant pas gagner le moindre centimètre de fil. De plus, il est bien trop rapide pour que je puisse passer en aval de lui, ce qui faciliterait la mise à l’épuisette. Il n’y a qu’une seule solution pour en venir à bout : serrer les dents (à défaut de pouvoir serrer le frein) et espérer que tout se passe bien. Et devinez quoi, tout s’est bien passé ! Je suis parvenu à me hisser à son niveau et au bout de trois tentatives, il est emmailloté dans ma petite épuisette.

J’ai du mal à réaliser… jamais je n’aurais imaginé tenir ce poisson mythique entre mes mains, et pourtant, il est bien là. Pour le pêcheur de truites que je suis, prendre le roi des salmonidés est un immense honneur et procure un sentiment d’accomplissement, de fierté même, absolument incommensurable ! Un sorte de consécration après 12 ans de pratique.

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Voilà ce que j’aime dans la pêche : les surprises qu’elle a à nous offrir. C’est grisant de faire un poisson magnifique quand on ne s’y attend pas.

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Tout de même 66cm. Pour une première, c’est plus que bien !

Un corps fuselé et argenté, légèrement ponctué et terminé par un grand gouvernail… une pure merveille !

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Une dernière photo avant une remise à l’eau dans les règles de l’art, afin qu’il puisse perpétuer sont fastidieux cycle de vie, passant de l’immensité de l’océan à la fraîcheur des torrents pyrénéens.

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Bon, maintenant, tout ce que je vais vous montrer aura l’air fade à côté… Même ces magnifiques petits tacons. Soit dit en passant, les tacons offrent une touche et une défense bien plus vigoureuses qu’une truite.

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Bien différent de ses parents !

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Et ces petites truites, non moins jolies…

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Fin de la session, il est temps de se remettre de toutes ces émotions. Du coup le jour suivant, je change radicalement d’approche pour pêcher au toc un micro ruisseau d’environ un mètre de large. Et j’ai eu la bonne surprise de croiser une belle population de truites tapie au cœur des ronces. Il y a beaucoup de petites, comme celle-là…

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…mais aussi de très belles comme cette beauté prise par mon frère.

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Je termine avec moi aussi un beau poisson pour le cours d’eau.

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Pour la prochaine session, je retourne sur le gave où j’ai fait mon saumon à l’endroit où je l’ai laissé la fois d’avant. Seulement, EDF n’a rien trouvé de mieux à faire que de lâcher le barrage en amont, du coup, la pêche s’en trouve nettement compliquée. Je fais seulement une fario de 27cm puis quelques petites.

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Ah oui, et je décroche au ferrage une 40+… et mon frère attrape cette immondice qui fera office de repas.

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Bon, finalement rien de de bien folichon lors de cette session, mais j’essaye de me rattraper le surlendemain. Là encore, les petites sont présentes…

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A l’instar des tacons…

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…et des vaches.

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Mais je finis quand même par faire un poisson correct à la robe sublime !

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Enfin, pour finir le séjour, je me rends sur un autre gave aux eaux d’un bleu superbe, lequel abrite également son lot de petites truites.

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Mais il n’y a pas que des truites dans ce gave ! Des saumons… plein de saumons… plein de gros saumons !! C’est absolument magique de voir ça ! D’énormes saumons qui tournent en rond après avoir suivi sans raison apparente votre leurre. Le plus gros que j’ai vu passait le mètre… c’est dire la taille de ces poissons ! Et ce n’est pas tout. Derrière les saumons, il y a des truites… des grosses truites ! Malheureusement, la méfiance des saumons semblent les mettre en alerte et j’en décroche seulement une de 40+ au ferrage (encore).

Puis ce qui devait arriver arriva, je prends un méchante touche sur une grande plate peu profonde. C’est une très gros poisson et je suis vite fixé quant à son identité. Pour la toute première fois, je suis gratifié d’une des chandelles qui font la renommée des combats des saumons. Voir un poisson de plus de 70cm sauter à 50cm hors de l’eau, c’est juste… (je vous laisse trouver l’adjectif adéquat). Bon, par contre je me suis pris un rush de dingue et mon hameçon s’est retrouvé droit comme un I… Je ne suis même pas déçu de l’avoir perdu, je suis déjà comblé de me retrouver ici en compagnie de poissons majestueux en quantité.

Le séjour au Pays basque s’achève ici, et je me jure quelque chose : j’y reviendrai !

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Nouvelle portion au D-Contact

Je découvre aujourd’hui une nouvelle portion de ma rivière habituelle en compagnie de l’ami Bastien durant un petit après-midi. Je contemple les lieux qui me semblent très prometteurs avant de commencer la pêche.

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Et une fois au bord de l’eau, les touches ne se font pas attendre : les truites réagissent (une fois n’est pas coutume) au passage d’un D-Contact.

Une première pour moi…

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…puis pour Bastien.

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Un festival de couleurs en deux truites !

Par la suite, les touches vont nettement se calmer pour finalement reprendre une bonne demi-heure plus tard.

Je rentre une très belle fario de 25,5cm, un très beau poisson pour l’endroit.

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Nous prenons encore pas mal de petites…

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Le tout dans un décors juste magnifique !

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Nous arrivons alors au dernier gour que nous comptons pêcher :

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Au premier lancer, j’en prends une maillée.

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Dans le même temps, Bastien double la mise.

Deux lingots d’or !

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Ce dernier prend la dernière de l’après-midi :

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Avec à peu près une quinzaine de truites à nous deux en si peu de temps, nous pouvons dire que c’est une session réussie. Encore une belle découverte pour ma part !

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Bloqué !

Pour cette sortie, je suis en solo dans un nouveau secteur sur une rivière qui, en amont de là où je me trouve se sépare en deux ruisseaux. Celui de gauche, j’y ai passé une journée avec Léo et nous nous sommes à peu de choses près cassés les dents (je ne sais pas si je ferai un article dessus). Celui de droite, je l’ai pêché une seule fois bien plus haut avec Théodore (->l’article de cet après-midi<-) et je suis resté un peu sur ma faim car je sais qu’il est possible d’y faire une grosse pêche avec des truites de taille fort honorable.

Mais pour l’instant, il est 10h45, j’ai une bonne journée devant moi et je ne vais pas me priver de pêcher la rivière principale.

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D’ailleurs, les truites se montrent très vite réactives au passage d’un petit D-Contact 50 (encore et toujours). J’en enchaine deux presque coup sur coup.

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Celle-ci est magnifique je trouve !

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Peu après, j’arrive sur ce spot très prometteur qui pourtant, ne me rapportera rien.

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Vient ensuite le moment qui va définir le déroulement de la journée :

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Droite ou gauche ?

J’avais en tête de faire le ruisseau de droite, mais je n’ai pas pu résister à la tentation de faire quelques lancers dans celui de gauche.

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Plutôt pas moche, non ?

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Finalement, j’ai réussi à m’extirper de ce lieu enchanteur et à suivre le plan que je m’étais fixé. Direction l’autre cours d’eau.

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Encore une fois, c’est joli et très prometteur. Seulement prometteur car je n’attrape rien pendant un moment.

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Mais à la truite, ça finit toujours par taper ! A l’image de cette merveille de fario. En pleine lumière, sa robe est sublimée.

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Suive d’une petite gourmande qui au final ne s’est piquée que sur un seul hameçon du triple ventral.

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Je commence vraiment à prendre plaisir à pêcher, les truites sont actives et les tapes se multiplient. Seulement, mon enthousiasme a pris un coup quand je suis arrivé ici :

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Bon, on part sur un contournement. Mais avant de réaliser cette entreprise, une pause déjeuner s’impose avec le traditionnel pâté maison.

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Une fois repu, je m’attaque à l’ascension d’une pente raide avec une densité incroyable de végétation.

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La progression est lente et pénible, d’autant plus que je suis encombré de mon matériel. Un sécateur et une machette n’eurent point été du luxe en pareilles circonstances…

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Au bout d’un moment, je revois enfin le jour. Mais il y a un problème : comme redescendre dans la rivière ?

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Je continue d’avancer pour enfin trouver une saillie assez basse pour que je puisse sauter… en bourrinant, certes mais au moins, je peux reprendre la pêche. Enfin… presque. Quelques mètres plus loin se dresse un nouveau canyon.

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Une nouvelle fois, je tente un contournement, mais cela va s’avérer impossible voire dangereux. Ce doit être possible mais cela prendrait des heures et des heures et je ne suis pas assuré de ne pas tomber sur un autre canyon ou de faire du poisson alors ça ne vaut pas le coup. Je profite d’une pause pour reprendre mon souffle pour admirer ce qui m’entoure (on se console comme on peut quand on ne peut pas pêcher).

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Avec du matériel d’escalade, une descente en rappel est envisageable mais je n’en possède pas alors je tente le tout pour le tout en passant dans l’eau. Je quitte mes waders avec l’intention de faire plusieurs allers-retours pour maintenir mes affaires au sec. En vain, j’ai de l’eau jusqu’au menton et je ne peux pas passer à part à la nage. Quand une cause est perdue, je sais le reconnaitre, même si c’est dur à admettre.

En redescendant, je décide de pêcher un peu le ruisseau de gauche.

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J’y décroche quelques truites et range mon téléphone dans la poche de mes waders. Pourquoi ce simple fait mérite d’être souligné ? Eh bien si vous avez suivi un peu, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai essayé de passer un canyon en ayant de l’eau jusqu’au menton. Durant cette tentative, la poche s’est remplie de flotte… Je vous laisse deviner ce qu’il est advenu de mon téléphone.

Je décampe aux alentours de 17h et je n’aurais pêché que trois heures environ dans cette journée que l’on peut qualifier de « plan foireux » faute d’un terme plus approprié. Pêche, marche, escalade, natation, je viens d’inventer un nouveau sport : le tétrathlon sauvage !

Enfin bref, tout ça pour ça… une poignée de truites, des heures à contourner des canyons et un téléphone flingué.

En guise de mot de la fin, je tiens à dire qu’il est préférable de ne pas s’aventurer seul dans ce genre d’endroit; un accident est vite arrivé et vous vous retrouveriez en fâcheuse posture si vous n’êtes pas secouru rapidement.

Sur-ce, on se dit à la prochaine pour de nouvelles aventures halieutiques ! 😉

PS : J’ai réussi à ressusciter le téléphone en le laissant une nuit dans du riz pour absorber l’eau.

Deux coups du soir aux leurres

Si je parle de ces deux coups du soir dans un même article, c’est pour montrer à quel point les conditions peuvent changer en 1 jour. Je suis allé pêcher la même portion de rivière à la même heure à une journée d’écart, mais pourtant, niveau conditions climatiques, il n’y avait que très peu de variations. Alors, qu’est-ce qui peut justifier une telle différence d’activité ? Peut-être le fait que pour le premier coup du soir il y avait plus d’éclosions et que les truites étaient donc sur des insectes plutôt que sur le fourrage ? C’est en tout cas ce qui me semble le plus probable.

En dépit des conditions peu optimales, je finis par taper une maillée en plein courant, inaugurant au passage un nouveau petit leurre, le Kick Back Jerk 50 SP MR de chez Usami. Pour 10€, il est difficilement reprochable.

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Ce n’est qu’après maints efforts que je sors un caillou au Powertail. C’est ça, rigolez ! Essayez un peu d’attraper un caillou et vous verrez que j’ai du mérite !

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A peine remis de toutes ces émotions géologiques, je décroche une fario avec ce même leurre en passant sous un rocher, une belle preuve d’inactivité.

Après quoi, j’en sors finalement une au D-Contact 50 le long d’une bordure rocheuse à pic léchée par une veine de courant.

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Le lendemain, comme je le disais, les conditions sont quasi similaires, sauf qu’il n’y a pas d’éclosions et fait important : les vairons sont de sortie ! Et les truites aussi du coup. J’en aperçois une qui suit mon leurre avec hargne avant de se désister. Je l’essaye au leurre souple (Ripple Shad, évidemment) car elle se trouve dans une bonne profondeur derrière un gros rocher au milieu de la rivière. Au bout d’une dizaine de passages, toujours rien, si ce n’est une superbe truite qui cartonne violemment le pauvre Ripple alors qu’il passait à proximité d’un arbre immergé. Ferrage instantané suite à cette magnifique attaque. Un gros combat dans les branches est en perspective et en effet, le poisson est intelligent et tente d’y partir dedans plutôt que de gaspiller son énergie en se dirigeant vers le large. Après quelques instants à galérer, je la rentre à l’épuisette.

Enfin un beau poisson ! Il se sera fait attendre, mais il est enfin là; comme quoi, la persévérance paye toujours. Avec une longueur de 31 cm, elle constitue un gros poisson pour la rivière.

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Encore mince malgré tout

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Ces truites sont tellement rares et importantes pour la rivière qu’il est préférable de les remettre à l’eau.

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Voici son arbre :

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Par la suite, l’activité se confirme et les touches se succèdent. Les prises, bien que moins grosses, sont régulières.

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Une belle parure !

Environ 24 cm pour celle-là.

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Celle-ci est minuscule mais j’aime bien sa robe, alors, photo !

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C’est avec cette truite toute argentée que se termine ce coup du soir n°2, bien meilleur que le premier avec 7 ou 8 poissons, je ne sais pas exactement.

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Je n’ai pas précisé que je pêchais en tresse, les sensations sont bien meilleures qu’avec du nylon, surtout sur une canne relativement molle comme la Eaux Vives Instinct (dont vous pouvez retrouver le test ->ICI<-). On sent tout ce que le leurre fait et les touches les plus subtiles. En plus de cela, les distances de lancer sont nettement plus importantes. Je ne l’ai pas encore fait, mais je viendrai peut-être à adopter la tresse pour la truite. A voir lors des prochaines sessions…

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Festival pluvial

Il a fait un temps radieux toute la semaine et maintenant que le week-end daigne enfin pointer le bout de son nez, il se met à faire un temps pourri. Un vrai poisson d’avril !

Si ce jour est celui des blagues celle des deux pêcheurs qui voulaient aller pêcher mais qui se sont faits rembarrer par la pluie n’est vraiment pas drôle… En effet, nous avions l’intention avec Léo d’aller pêcher une journée sur un joli ruisseau à truites. Nous avons annulé notre pêche, mais je ne me suis pas avoué vaincu ! Je pars donc à nouveau pour la petite rivière de sous chez moi qui, malgré la pluie a gardé son niveau et est très claire. Le constat est simple : les truites sont en pleine activité ! Dès le premier lancer au D-Contact 50, j’en fais une. J’en attrape encore 3 dans les 6 lancers suivants et j’ai la quasi certitude que je vais faire une flopée de poissons de 20cm.

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Effectivement, je ne m’y suis pas trompé. Je capturerais en tout et pour tout 12 truites en 2h dont pas une seule de maille, à part peut-être celle-ci, prise au Tricoroll 47 HW en coloris LMDLT. Illex a équipé ce coloris d’hameçons simples sans ardillons, ce qui est une plutôt bonne idée bien que je n’aie pas encore adopté ce type d’armement, préférant les triples sans ardillons.

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Retour au D-Contact et encore des quiolles en veux-tu, en voilà…

Et bien sûr, quand je tape une belle, il faut que je la loupe au ferrage… Enfin, ce sera tout pour cette matinée.

L’après-midi, nous décidons avec Léo de partir là où nous avions convenu de pêcher. Nous découvrons une nouvelle portion très sauvage et un peu de marche s’impose pour accéder au ruisseau. Le voici à notre arrivée :

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Nous pouvons voir qu’il a plus plu en amont de ce ruisseau car l’eau est très piquée, ce qui ne peut constituer qu’un avantage car les truites nous voient arriver moins facilement.

D’ailleurs, je manque une première truite au D-Contact. Puis, pour pêcher une zone profonde, je passe au Ripple shad (coloris blanc nacré). Là où je me trouve, je surplombe le coup à pêcher et je pêche presque en verticale en insistant sous un bloc de rocher. La touche ne se fait pas attendre, elle est subtile mais présente, alors je ferre. Je tiens une belle truite d’environ 30cm durant une bonne seconde avant de la décrocher. Un coup dur… d’autant plus que quelques mètres plus loin, j’en loupe une autre de 25+ avec le même leurre. Je suis sur le point de craquer actuellement car des truites pareilles sont de gros poissons pour le ruisseau et elles sont assez rares.

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Quelque part dans ce trou, une belle truite rôde…

Un peu plus tard, c’est Léo qui ouvre enfin le compteur avec cette superbe fario de 25,5cm bien grasse !

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Il ne tarde pas à en faire une autre, et même encore deux par la même occasion. Ce qui porte son total à 4 alors que moi, je ne fais que décrocher.

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Mes nerfs lâchent quand j’en loupe une autre dans les 28cm qui a tapé 5 fois avant de prendre. Je ne sais même plus comment réagir…

Dans tous les cas, il m’est impensable de faire un capot ici dans des conditions pourtant très bonnes. Ce n’est qu’après avoir longtemps persévéré que j’en attrape enfin une minuscule.

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Suivie d’une autre.

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Et même d’une troisième si petite que je ne prendrais pas la peine de la photographier.

Je parviens même à égaliser Léo avec une petite noiraude qui m’a glissée des mains.

Pour finir la session sur une note positive, j’en sors enfin une maillée. Une vraie merveille de 24cm.

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Sur le dernier poste pêché, je me fais couper la queue de mon Ripple. La responsable de cette agression ne se montrera pas.

C’est ainsi que s’achève cette journée riche en poissons mais qui n’en demeure pas moins extrêmement frustrante. J’ai loupé toutes les truites qu’il ne fallait pas louper, à savoir, à peu près 6. Léo quant à lui conserve un bon ratio avec 5 touches et 4 fario sorties.

Bref, je l’ai en travers de la gorge, mais c’est mieux que si c’était pire…

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Coup du soir express au D-Contact 63

Décidément, les jours se suivent, mais ne se ressemblent vraiment pas ! Nous sommes le lundi 13 mars, 3 jours après l’ouverture et la température extérieure est de 20°C. Normalement, pendant cette période, les truites ne sont actives que lors des heures les plus chaudes de la journée, mais au vu des températures, il se peut que les coups du soir réservent de belles pêches.

J’ai une heure à tuer, alors je m’équipe de ma Shinjin Neo L et d’un D-Contact 63 en coloris 39 de chez Smith. Ce leurre me permet de pêcher creux car il est dense (63mm pour 7g) et coule très vite.

Malheureusement, j’ai vu deux pêcheurs aux leurres le long de la route qui borde la rivière, ce qui signifie que je me suis fait devancer. Seulement, je ne sais pas où ils ont arrêté de pêcher, alors je continue d’avancer. J’ai bien fait car je prends une petite truite lors d’une pause.

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Juste après, je rate un lancer alors je ramène à fond pour relancer et c’est là que je prends une méchante cartouche… une deuxième truite ! Celle-là, j’avoue que je l’ai volée…

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En tout cas, quelle robe !

Un court instant plus tard, je vois un éclair doré percuter de plein fouet le D-Contact. Encore une truite, et cette fois, c’est plus joli ! Le combat fut bien mou et c’est compréhensible quand on voit sa maigreur affolante ! 30cm tout de même pour cette belle fario que j’ai, me semble-t-il déjà capturée par deux fois la saison dernière…

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Je suis quasiment sûr que c’est la même. La première fois que je l’ai prise c’était au toc en mars et la deuxième fois, au D-Contact 50 en avril.

Après quoi, j’en fais même une autre minuscule, un nouvelle preuve, s’il en fallait une, que l’on pêche toujours trop petit.

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Cette ouverture 2017 est très particulière. En effet, les truites se comportent comme en avril, mais sont sur leurs postes hivernaux et les eaux sont relativement froides… le dérèglement climatique me direz-vous.

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