Pêche du steak sur l’Ardèche : Volume 2 !

Y a quand même de sacrés poissons dans la rivière Ardèche ! Et c’est justement pour ça que j’y retourne. J’amène cette fois-ci l’ami Loïs pour essayer de lui faire prendre un barbeau aux leurres.

J’attaque au crank à contrecourant, mais rien. Je tente alors un Jackson FR 70 car nous avons repéré un banc de barbeaux. Il suffit de se placer trois quarts amont par rapport à eux puis faire décrire un arc de cercle au leurre dans le courant de manière à passer juste devant leur nez.

J’en déclenche un minuscule…

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Puis Loïs en loupe un énorme au ferrage ! Il faisait dans les 70cm, un vrai bolide !

Enfin, j’en ferre un joli de 59cm, mis au sec après un joli combat tout en puissance comme le fait si bien cette espèce.

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Le spot à barbeau ne donnera pas mieux, nous descendons vers celui à perches. Sur la route, il y a un arbuste à moitié immergé. Nous avons la brillante idée d’y pêcher car il est rempli de perches ! Nous en faisons presque une dizaine toutes de la même taille, ainsi qu’un petit chevesne.

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Puis nous arrivons sur le fameux spot à perches où nous en ajoutons quelques unes au compteur dont une plus jolie de 26cm.

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Le leurre qui marche : encore et toujours le Chubby 38F de chez Illex.

Une fois la zone passée au peigne fin, nous changeons d’endroit après avoir uni nos force pour capturer une mini écrevisse.

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Une fois sur place, je tape un chub pas vilain en plein courant.

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Nous arrivons ensuite sur un joli poste au fond sablonneux avec quelques colonnes d’herbiers et un léger courant. Au premier passage, BLAM ! Belle cartouche suivie de gros coups de tête et de courts rushes faisant chanter le moulinet. Je pense avoir un joli chevesne, mais lorsque je l’ai ramené vers le bord pour l’échouer, nous nous sommes aperçus qu’il s’agissait d’une grosse perche ! Je vois qu’elle est piquée sur le bord de la gueule alors je desserre mon frein le plus possible. Je lui sors doucement la tête de l’eau et pince sa mâchoire inférieure… elle est cueillie !

Enfin un record perche digne de ce nom ! 40cm pile !

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Ce placard ! elle doit faire 25cm de large !

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Même si la perche est un poisson délicieux, une remise à l’eau s’impose ! De cette taille, c’est rare, alors, mieux vaut les préserver car ce sont les meilleurs géniteurs.

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Encore une session bien réussie !

Mais ce n’est pas fini ! Quelques mètres en aval, je crois m’être accroché (je commence à avoir l’habitude de cette sensation ^^ ), puis soudainement je sens un gros poisson qui remue lentement au bout du fil. Sans doute une carpe grappinée.

Ça part tellement vite que je suis obligé de passer à l’eau pour la rattraper et éviter quelle parte dans la berge d’en face où se trouvent des herbiers et de gros rochers.

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Ayant appris de mes erreurs, je ne tente pas de l’effrayer pour l’empêcher d’aller dans une direction. Je n’ai pas envie de réitérer un combat long comme celui qui s’est soldé par une ->casse à la mouche<-. Je suis en 22/100, je peux me permettre de tirer. Ce que je redoute davantage, ce sont les hameçons du Chubby qui sont très fins de fer.

Je retraverse la rivière pour avoir un endroit où l’échouer. Je mets plus de pression sur le frein et commence à la faire venir centimètre par centimètre, jusqu’à ce qu’on l’aperçoive enfin. C’est un sacré bloc, qui est en effet piqué par la queue. Dans la précipitation, Loïs ne parvient pas à la maitriser et elle me reprend 20m de tresse en quelques secondes.

Heureusement, ce rush fut le dernier. La canne à l’équerre, je bride à la limite de la casse. Cette fois, Loïs parvient à l’immobiliser pour quelques photos, après une bonne demi-heure de bras de fer !

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Ma première miroir estimée après l’avoir soupesée à une petite dizaine de kilos.

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Voilà tout pour cette pêche avec encore du gros poisson et enfin une masta perche ! Bien sûr, nous essaierons d’y retourner au plus vite pour voir quelles surprises l’Ardèche nous réserve encore…

@+

C’est quoi une éternité ?

C’est quoi une éternité ?

Voilà une question intéressante à laquelle je pense pouvoir apporter une réponse : 3h22.

Reprenons depuis le début.

J’étais parti sur l’Ardèche à la mouche pour essayer de faire des barbeaux et des chevesnes. N’ayant pas d’autre matériel que ma canne à truite en 8 pieds 6 (que j’ai raccourcie de 10cm car j’ai pété la pointe…) et une soie de 5, j’ai dû m’en contenter. En pointe de bas de ligne, je suis en 14/100, un diamètre qui selon moi est raisonnable pour venir à bout de jolis barbeaux. Peu après mon arrivée, je repère une carpe entre deux eau. Sans réfléchir outre mesure, je lui lance ma nymphe et au moment d’arracher la soie pour recommencer je me suis aperçu qu’elle l’avait prise. Le combat s’engage et il serait trop long de tout détailler tant ce fut long.

Durant la première heure de lutte, je m’avance dans l’eau pour l’effrayer et ainsi l’amener dans la direction souhaitée pour pouvoir l’échouer. Ça a marché deux fois, puis elle a compris : au lieu de partir dans la direction opposée, elle passe à côté de moi. Je tente de bloquer le passage à droite, puis elle passe promptement à gauche me faisant effectuer un demi-tour.

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Pour la deuxième heure, je change de stratégie et me place en aval pour essayer de lui faire descendre le courant. Disons le, ce fût un échec total. Je commence à fatiguer et ne parviens pas à prendre le dessus, limité par mon équipement trop faible.

La troisième heure est la pire de toute, la plus longue. Ce n’est vraiment plus amusant et j’ai envie d’en finir. J’augmente donc la pression sur la carpe, quitte à casser, mais je veux voir la fin de cette bagarre quelle qu’en soit l’issue. Je me place perpendiculairement par rapport au courant et bride d’un côté ou de l’autre en fonction de la position du poisson pour le faire sortir de la veine. Après une autre heure, j’arrive enfin à la tenir dans une zone de calme.

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La quatrième heure commençant, je prends le risque de reculer sur la berge pour l’échouer. Cette tentative est soldée par une casse au bout de 3h22 de combat. Le « clac » net du nylon qui rompt est absolument horrible à entendre. Je suis partagé en une énorme déception d’avoir fait tout ça pour rien et un profond soulagement que ce soit enfin fini.

Quoi qu’il en soit, ce moment fût mémorable et je compte bien prendre ma revanche avec un matériel plus adéquat.

@+

Une carpe de l’Ardèche !

Il commence à faire vraiment chaud… Un temps à aller pêcher l’Ardèche en quête des perches, chevesnes et autres barbeaux.

Peu après mon arrivée, je repère un banc de carpes. Ni une, ni deux, je mets un micro jig avec une petite craw en trailer. Malheureusement, le banc est mal placé par rapport au soleil et l’eau reflète énormément: les polarisantes sont inefficaces pour tenter d’en faire une à vue. J’essaye quand même et au bout de quelques passages, je sens du poids dans la canne et envoie un ferrage immédiat. C’est parti pour plusieurs minutes de lutte acharnée dans le courant. Une fois n’est pas coutume, ma Shimano Yasei est à l’équerre, mais ça va, elle en a vu d’autres !

Après quelques minutes de combats, je me rends compte qu’elle est piquée par la nageoire dorsale… Dommage qu’elle ne soit pas prise « à la loyale ».

Au bout de 10 minutes, je parviens à hisser ce bolide sur la bordure. Un très beau poisson estimé à plus ou moins 5 ou 6kg avec un bide énorme ! Je pense qu’en fait, les carpes sont en train de frayer (une rapide recherche sur le net le confirmera).

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Malgré tout, la pêche s’est avérée plus difficile que prévue et je n’ai fait que deux perchettes et un petit chub.

Magnifique carpe de l’Ardèche

Je suis au bord de l’Ardèche avec deux potes de mon bahut. On a prévu de se faire des barbeaux et des hotus au ver. Soit en drop-shot, soit à fond.

Il y a pas de mal de beaux poissons qui passent au fond, et je les tente à vue avec un montage de pêche à fond assez léger. Un corps de ligne en 25/100, une olive de 8g, une perle, un émerillon à agrafe, un bas de ligne d’1m de fluoro 21/100, et un petit hameçon n°8 sur lequel j’ai loché un petit ver de terre.

Je repère trois gros poissons en fin de pool. Je lance trois mètres en amont du premier des trois qui est aussi le plus gros. Soudain, ça se décale, et gobe le ver.

Je place un gros ferrage, suivi d’un violent rush. Le frein du moulinet est serré quasiment à bloc, mais le poisson arrive quand même à me prendre du fil.

J’avais vu que c’était gros, mais pas à ce point ! Je pensais à un gros barbeau, mais c’est en réalité une belle carpe commune estimée à 5 ou 6kg, et qui dépasse les 70cm.

Quel poisson ! Et surtout, quel combat ! La carpe est vraiment un poisson puissant, et les rushes, ça envoie sévère ! Heureusement que j’étais monté costaud.

Et heureusement aussi que je n’étais pas seul, car ça aurait été la grosse misère pour la sortir !IMG_20151202_135603

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Bien que la technique de la pêche de la carpe ne m’attire pas vraiment, je comprends parfaitement les carpistes !

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