Bloqué !

Pour cette sortie, je suis en solo dans un nouveau secteur sur une rivière qui, en amont de là où je me trouve se sépare en deux ruisseaux. Celui de gauche, j’y ai passé une journée avec Léo et nous nous sommes à peu de choses près cassés les dents (je ne sais pas si je ferai un article dessus). Celui de droite, je l’ai pêché une seule fois bien plus haut avec Théodore (->l’article de cet après-midi<-) et je suis resté un peu sur ma faim car je sais qu’il est possible d’y faire une grosse pêche avec des truites de taille fort honorable.

Mais pour l’instant, il est 10h45, j’ai une bonne journée devant moi et je ne vais pas me priver de pêcher la rivière principale.

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D’ailleurs, les truites se montrent très vite réactives au passage d’un petit D-Contact 50 (encore et toujours). J’en enchaine deux presque coup sur coup.

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Celle-ci est magnifique je trouve !

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Peu après, j’arrive sur ce spot très prometteur qui pourtant, ne me rapportera rien.

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Vient ensuite le moment qui va définir le déroulement de la journée :

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Droite ou gauche ?

J’avais en tête de faire le ruisseau de droite, mais je n’ai pas pu résister à la tentation de faire quelques lancers dans celui de gauche.

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Plutôt pas moche, non ?

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Finalement, j’ai réussi à m’extirper de ce lieu enchanteur et à suivre le plan que je m’étais fixé. Direction l’autre cours d’eau.

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Encore une fois, c’est joli et très prometteur. Seulement prometteur car je n’attrape rien pendant un moment.

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Mais à la truite, ça finit toujours par taper ! A l’image de cette merveille de fario. En pleine lumière, sa robe est sublimée.

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Suive d’une petite gourmande qui au final ne s’est piquée que sur un seul hameçon du triple ventral.

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Je commence vraiment à prendre plaisir à pêcher, les truites sont actives et les tapes se multiplient. Seulement, mon enthousiasme a pris un coup quand je suis arrivé ici :

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Bon, on part sur un contournement. Mais avant de réaliser cette entreprise, une pause déjeuner s’impose avec le traditionnel pâté maison.

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Une fois repu, je m’attaque à l’ascension d’une pente raide avec une densité incroyable de végétation.

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La progression est lente et pénible, d’autant plus que je suis encombré de mon matériel. Un sécateur et une machette n’eurent point été du luxe en pareilles circonstances…

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Au bout d’un moment, je revois enfin le jour. Mais il y a un problème : comme redescendre dans la rivière ?

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Je continue d’avancer pour enfin trouver une saillie assez basse pour que je puisse sauter… en bourrinant, certes mais au moins, je peux reprendre la pêche. Enfin… presque. Quelques mètres plus loin se dresse un nouveau canyon.

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Une nouvelle fois, je tente un contournement, mais cela va s’avérer impossible voire dangereux. Ce doit être possible mais cela prendrait des heures et des heures et je ne suis pas assuré de ne pas tomber sur un autre canyon ou de faire du poisson alors ça ne vaut pas le coup. Je profite d’une pause pour reprendre mon souffle pour admirer ce qui m’entoure (on se console comme on peut quand on ne peut pas pêcher).

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Avec du matériel d’escalade, une descente en rappel est envisageable mais je n’en possède pas alors je tente le tout pour le tout en passant dans l’eau. Je quitte mes waders avec l’intention de faire plusieurs allers-retours pour maintenir mes affaires au sec. En vain, j’ai de l’eau jusqu’au menton et je ne peux pas passer à part à la nage. Quand une cause est perdue, je sais le reconnaitre, même si c’est dur à admettre.

En redescendant, je décide de pêcher un peu le ruisseau de gauche.

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J’y décroche quelques truites et range mon téléphone dans la poche de mes waders. Pourquoi ce simple fait mérite d’être souligné ? Eh bien si vous avez suivi un peu, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai essayé de passer un canyon en ayant de l’eau jusqu’au menton. Durant cette tentative, la poche s’est remplie de flotte… Je vous laisse deviner ce qu’il est advenu de mon téléphone.

Je décampe aux alentours de 17h et je n’aurais pêché que trois heures environ dans cette journée que l’on peut qualifier de « plan foireux » faute d’un terme plus approprié. Pêche, marche, escalade, natation, je viens d’inventer un nouveau sport : le tétrathlon sauvage !

Enfin bref, tout ça pour ça… une poignée de truites, des heures à contourner des canyons et un téléphone flingué.

En guise de mot de la fin, je tiens à dire qu’il est préférable de ne pas s’aventurer seul dans ce genre d’endroit; un accident est vite arrivé et vous vous retrouveriez en fâcheuse posture si vous n’êtes pas secouru rapidement.

Sur-ce, on se dit à la prochaine pour de nouvelles aventures halieutiques ! 😉

PS : J’ai réussi à ressusciter le téléphone en le laissant une nuit dans du riz pour absorber l’eau.