Float-tube et barbeaux sur l’Ardèche !

Oui oui, j’ai acheté un float-tube ! C’est donc l’occasion de redécouvrir mes spots avec une nouvelle approche. Je suis sur l’Ardèche à la recherche du chevesne et de la perche et je trouve rapidement le leurre de la session pour les chubs : le Chubby 38 de chez Illex.

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Et c’est en le laissant dériver et vibrer à contrecourant que j’ai de bons résultats, mais rien de gros.

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J’arrive alors sur mon spot à barbeaux. Je descends du float pour appliquer la stratégie habituelle, à savoir, cuiller à contrecourant et leurres souples. La première technique ne donne absolument rien. Je passe au LS (Caperlan Natori 2″) pour essayer d’en faire à vue. J’en repère un beau avoisinant les 60cm. Je me positionne en amont pour faire décrire un arc de cercle au leurre tout en rasant le fond. Au premier passage, c’est pendu ! Il met un gros rush, sa queue claque à la surface, et se décroche. Dommage.

Peu après, j’en repère un autre qui vient de faire briller son flanc doré en pleine veine d’eau. Vraisemblablement un poisson en phase d’alimentation. Là encore, une dérive suffit. Malheureusement, il se décroche une nouvelle fois au bout de 5 minutes de lutte. Celui-ci était plus petit, un peu de moins de 55cm à vue d’œil.

Bon, je ne me décourage pas, je le veux vraiment mon barbeau ! Alors que je m’avançais dans l’eau, j’entrevois un petit banc de quatre individus, le plus gros passant allègrement les 70cm. Le Natori blanc qui marchait jusqu’à présent ne le décide pas à prendre. Je tente donc une valeur sûre : l’Aji Ringer rouge de 4cm sur une micro tête plombée de 0,6g. Il aura fallu insister longuement avant qu’enfin un spécimen se décale pour le prendre. Cette fois, j’assure le ferrage et après un joli combat tout en puissance, il rentre à l’épuisette. Ce n’est pas le plus gros, et certainement pas le plus gras, mais tout de même 56cm. Pas mal pour commencer la saison barb’.

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Après quoi, le spot ne donnera plus rien. Je remonte sur mon float pour attaquer une grande plate inaccessible du bord. Par manque d’inspiration pour décider les perches, je monte un Gomoku Popper. Bien m’en a pris car le calme de la surface est très vite troublé par de multiples explosions. Elles sont bien actives.

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J’en fais monter une plus jolie de 27cm.

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Une fois arrivé sur la zone la plus profonde de la plate, je change radicalement d’approche et passe sur un Gomoku Crank pour pêcher en bottom tapping, c’est à dire, en faisant taper la bavette du leurre sur le fond afin de soulever du substrat et ainsi faire croire à un petit poisson fouillant le fond.

Je prends de cette manière une touche très discrète suivie d’un gros démarrage. Je pense tenir une masta perche, mais finalement elle n’est pas si grosse. Juste massive : 28cm de longueur pour presque autant de largeur.

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La session touche à sa fin et après quelques perchettes en surface toujours, rattrapé par la nuits, j’y mets un terme.

Une pêche réussie durant laquelle j’ai pris les trois espèces que je visais et où j’ai déjà pu attester de l’efficacité de la prospection en float-tube. Mais ce n’est que le début !

 

Une semaine au Pays basque (du 22/07 au 29/07)

Me voilà perdu au fin fond du Pays basque, dans les Pyrénées-Atlantiques (64). Il est évident que je n’allais pas laisser passer une occasion pareille de tester un nouvel échantillon de patrimoine halieutique. En effet, les rivières, ou plutôt, les gaves pyrénéens sont très réputés pour leurs truites.

La première rivière que je tente est, je ne le saurai qu’après coup, connue pour sa très grande difficulté de pêche. Il y a des truites, certes, mais très dures à faire… dois-je pour autant m’estimer heureux de mon unique prise ?

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Malgré tout, c’est un endroit plaisant à voir.

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Le lendemain, il fait moche. Pas grave, je n’ai rien de mieux à faire que de tenter le gave le plus proche. Je fais très vite de petites truites au D-Contact 63.

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Puis j’arrive ici :

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Je lance en tête de courant au cœur de la veine d’eau. Au moment même où j’en sors, je prends une touche franche occasionnant un ferrage. Je me rends vite compte que c’est un poisson d’un tout autre calibre. Alors qu’il me passe devant pour reprendre le courant, je faillis faire une tachycardie ! C’est un saumon !! Et un beau en plus ! Il prend effectivement le courant et part dans des rushes interminables que je ne peux même pas espérer arrêter. Je suis contraint de baisser la pression sur le frein car la rivière est puissante et le poisson prend appui contre le courant, ne me laissant pas gagner le moindre centimètre de fil. De plus, il est bien trop rapide pour que je puisse passer en aval de lui, ce qui faciliterait la mise à l’épuisette. Il n’y a qu’une seule solution pour en venir à bout : serrer les dents (à défaut de pouvoir serrer le frein) et espérer que tout se passe bien. Et devinez quoi, tout s’est bien passé ! Je suis parvenu à me hisser à son niveau et au bout de trois tentatives, il est emmailloté dans ma petite épuisette.

J’ai du mal à réaliser… jamais je n’aurais imaginé tenir ce poisson mythique entre mes mains, et pourtant, il est bien là. Pour le pêcheur de truites que je suis, prendre le roi des salmonidés est un immense honneur et procure un sentiment d’accomplissement, de fierté même, absolument incommensurable ! Un sorte de consécration après 12 ans de pratique.

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Voilà ce que j’aime dans la pêche : les surprises qu’elle a à nous offrir. C’est grisant de faire un poisson magnifique quand on ne s’y attend pas.

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Tout de même 66cm. Pour une première, c’est plus que bien !

Un corps fuselé et argenté, légèrement ponctué et terminé par un grand gouvernail… une pure merveille !

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Une dernière photo avant une remise à l’eau dans les règles de l’art, afin qu’il puisse perpétuer sont fastidieux cycle de vie, passant de l’immensité de l’océan à la fraîcheur des torrents pyrénéens.

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Bon, maintenant, tout ce que je vais vous montrer aura l’air fade à côté… Même ces magnifiques petits tacons. Soit dit en passant, les tacons offrent une touche et une défense bien plus vigoureuses qu’une truite.

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Bien différent de ses parents !

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Et ces petites truites, non moins jolies…

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Fin de la session, il est temps de se remettre de toutes ces émotions. Du coup le jour suivant, je change radicalement d’approche pour pêcher au toc un micro ruisseau d’environ un mètre de large. Et j’ai eu la bonne surprise de croiser une belle population de truites tapie au cœur des ronces. Il y a beaucoup de petites, comme celle-là…

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…mais aussi de très belles comme cette beauté prise par mon frère.

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Je termine avec moi aussi un beau poisson pour le cours d’eau.

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Pour la prochaine session, je retourne sur le gave où j’ai fait mon saumon à l’endroit où je l’ai laissé la fois d’avant. Seulement, EDF n’a rien trouvé de mieux à faire que de lâcher le barrage en amont, du coup, la pêche s’en trouve nettement compliquée. Je fais seulement une fario de 27cm puis quelques petites.

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Ah oui, et je décroche au ferrage une 40+… et mon frère attrape cette immondice qui fera office de repas.

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Bon, finalement rien de de bien folichon lors de cette session, mais j’essaye de me rattraper le surlendemain. Là encore, les petites sont présentes…

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A l’instar des tacons…

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…et des vaches.

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Mais je finis quand même par faire un poisson correct à la robe sublime !

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Enfin, pour finir le séjour, je me rends sur un autre gave aux eaux d’un bleu superbe, lequel abrite également son lot de petites truites.

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Mais il n’y a pas que des truites dans ce gave ! Des saumons… plein de saumons… plein de gros saumons !! C’est absolument magique de voir ça ! D’énormes saumons qui tournent en rond après avoir suivi sans raison apparente votre leurre. Le plus gros que j’ai vu passait le mètre… c’est dire la taille de ces poissons ! Et ce n’est pas tout. Derrière les saumons, il y a des truites… des grosses truites ! Malheureusement, la méfiance des saumons semblent les mettre en alerte et j’en décroche seulement une de 40+ au ferrage (encore).

Puis ce qui devait arriver arriva, je prends un méchante touche sur une grande plate peu profonde. C’est une très gros poisson et je suis vite fixé quant à son identité. Pour la toute première fois, je suis gratifié d’une des chandelles qui font la renommée des combats des saumons. Voir un poisson de plus de 70cm sauter à 50cm hors de l’eau, c’est juste… (je vous laisse trouver l’adjectif adéquat). Bon, par contre je me suis pris un rush de dingue et mon hameçon s’est retrouvé droit comme un I… Je ne suis même pas déçu de l’avoir perdu, je suis déjà comblé de me retrouver ici en compagnie de poissons majestueux en quantité.

Le séjour au Pays basque s’achève ici, et je me jure quelque chose : j’y reviendrai !

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Quelques jours dans le Puy-de-Dôme (63)

Me voilà au bord du lac Chambon dans le département du Puy-de-Dôme. Ce lac peu profond (4m maxi) est localement réputé pour abriter de très gros brochets, et ce n’est pas le patron de l’hôtel dans lequel je me trouve qui dirait le contraire. En effet, son record personnel est de 1m32 (photos à l’appui) et il en a pris nombre d’autres de plus du mètre.

Mais pour le moment, un tour d’horizon à la perche s’impose. Je pars donc pour un coup du soir. Je fais quelques poissons avec de petits minnows et jerkbaits, mais c’est petit.

Au bout d’un moment, je prends un touche plus lourde et ferre en pesant tenir une grosse perche… il n’en est rien, c’est un petit sandre… au Ryuki… dans 60cm d’eau. Pourquoi pas, en tout cas, je suis content de cette surprise !

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Le lendemain, je suis à nouveau au bord du lac à la recherche des perches. C’est à l’arrivée d’un ruisseau que je tente ma chance. J’y aperçois d’ailleurs un banc d’une dizaine d’énormes chevesnes dont la taille variait d’environ 50 à plus de 60cm. Mais ils sont absolument impossibles à prendre.

Les perches, quant à elles sont un peu plus réceptives, mais ça reste petit.

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J’essaye alors en texan dans un arbre mort, en équilibre précaire sur le tronc. Il y a du monde là dessous !

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Mais toujours rien de bien intéressant. Je tente donc de prendre du brochet, mais rien n’y fera de tout le séjour, je ne prendrai pas une seule tape, même le lendemain sur le lac d’Aydat, où j’ai en revanche fait une jolie pêche de perchettes sur du petit leurre souple en linéaire.

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Pourtant c’est sûr qu’il y en a, regardez moi ce spot !

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Et regardez aussi cette perche qui s’est faite bouffer.

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Bon, les carnas, c’est marrant, mais un peu chiant à la longue. Le jour suivant je suis bien décidé à aller voir ce que vaut le 63 en terme de truites. Je me rends donc sur un parcours no-kill (mouche et toc).

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Je voulais des truites, j’ai été servi ! J’en ai pris énormément, mais quasiment que des petites. La plus grosse, la voici :

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Puis mon frère prend sa petite sœur.

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Ci-joint, un diapo de la multitude de truites prises lors de cette session. De jolis poissons sauvages, c’est plaisant.

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Je clôture avec un truite correcte.

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Le soir-même, je me rends sur un torrent en aval du lac Chambon histoire de faire quelques farios supplémentaires. Mais malheureusement, je me contenterai d’attraper le repas…

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Pourtant c’est joli…

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Et ce n’est pas tout ! Je capture également un joli chevesne de plus de 30cm (qui m’a glissé des mains, du coup, pas de photo !) ! C’est à peu près le dernier poisson que je m’attendais à prendre ici. Je n’ai pas d’explication à donner quant à l’absence de « vrais » poissons sur ce secteur.

Avant la tombée de la nuit, le patron de l’hôtel m’emmène sur un joli spot à truites. Je suis équipé de mes leurres, mais étant donné qu’elles sont sur des insectes, je ne fais rien. Le lendemain matin, j’y retourne et ne tarde pas à prendre une violente touche, suivie d’un combat musclé pour mettre au sec cette magnifique fario de 32cm.

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La livrée de ces truite est très différente de celle de mes petites ardéchoises, mais ce sont de très beaux poissons tout de même.

Je continue ma pêche sur le même ruisseau, ou plutôt, la « couze » comme disent les locaux, qui se transforme peu à peu pour devenir un torrent encombré. Il y a peu de profondeur, mais ça débite !

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Les truites sont bien présentes et réagissent pas mal au Ryuki 50S.

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J’en prends un très jolie (et grasse) de 28cm sortie comme une balle de sous des racines. J’adore ces poissons de courant qui sont puissants à souhait et livre de belles batailles sur du matériel léger (canne en 2-7g).

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Je finis la session sur une truite maillée dans une percée lumineuse à travers la végétation.

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C’est là dessus que s’achèvent ces quelques jours à la découverte du Puy-de-Dôme et d’un échantillon de son potentiel halieutique. Rien d’exceptionnel, mais j’estime que je ne m’en suis pas trop mal tiré, surtout à la truite. Manque juste un brochet et des perches plus grosses, mais l’été n’est pas la meilleure saison pour le carna (toujours de bonnes excuses 😁).

Prochainement, je rédigerai un article sur une semaine passée dans les Pyrénées-Atlantiques (64), au Pays-Basque et il y aura du très beau poisson ! Je n’en dis pas plus 😉 .

A très vite !

Session express au bass

Sur le chemin du retour de la mer avec Loïs, nous nous sommes arrêtés au bord d’un petit lac ardéchois en vue de faire quelques bass. C’est avec un leurre souple imitant une sorte de cricket que je commence. Je le monte simplement sur un hameçon n°2 pour tenter de petits spécimens en surface. Ça marche plutôt pas mal…

Après quoi, je tente d’en faire un plus gros avec un Crazy Shad 3″ de chez MrCraft, monté avec une tête pombée texane plombée. C’est en verticale contre la bordure sous un herbier que je ferre un beau poisson qui fais bien plier ma Yasei. Un poisson correct qui tourne autour des 35cm.

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Ce sera tout pour cette petite session.

Rockfishing au Far-West

Grâce à mon ami Loïs, j’ai pu partir pendant quelques jours au bord de la mer. Il va de soi que nous ne sommes pas là pour la baignade ou la bronzette, mais bien pour le rockfishing !

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Le jour même de notre arrivée, nous prenons la direction du port pour nous faire la main. Loïs commence bien et enchaîne les gobies.

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Un joli bouche rouge !

Quant à moi, je suis toujours capot. Mais je ne l’ai pas été bien longtemps ! Alors que nous pêchions à l’aplomb d’un ponton, un sévereau en est sorti au moment ou je sortais mon petit Aji Ringer Shad de l’eau et a fait un jump de 30cm au dessus de la surface pour essayer de l’attraper ! Je n’avais jamais vu ça ! Pourtant, même pendant les combats ces poissons ne font pas de chandelles. Bon, malheureusement, il ne s’est pas piqué; mais je me rattrape vite avec un autre qui a attrapé le leurre alors que celui-ci n’était qu’à quelques centimètres de la surface. Et c’est une nouveau record personnel avec 34cm.

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Une fois la nuit tombée, nous nous concentrons sur les sévereaux car nous ne parvenons pas à faire de rascasses. J’en tape un sur un Rockvibe Shad 3″ qui m’a gratifié d’un combat monumental. Ces poissons sont très vifs et sondent à la manière de petits thons, c’est un régal sur ma Yasei en 1-10g. De plus, mon record tombe à nouveau et passe à 36cm !

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C’est le dernier poisson du premier jour.

Le lendemain matin, nous retournons au port où je fais très vite et à ma grande surprise, un petit loup ! Mon premier.

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Il y a en fait un banc et Loïs sort également le sien, son premier aussi ! Un doublé pour une espèce que nous n’avons jamais prise auparavant, nous sommes contents de ce début de session !

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Après quoi, nous entendons un « bonjour » prononcé de manière très rude à côté de nous. Nous nous retournons et voyons un quinquagénaire grisonnant nous regardant tel un chien de garde. Nous avons à peine le temps de marmonner un « bonjour » que celui-ci nous envoie pêcher ailleurs… Nous ne faisons pas d’histoires et partons.

Un peu plus tard, je tape un sar à la verticale. Une espèce que je n’avais jamais faite aux leurres mais qui a succombé à l’Aji Ringer. Ce poisson, à l’image des autres sparidés, livre également de très belles batailles.

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De beaux reflets sur ce poisson !

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23cm

C’est ensuite au tour de Loïs de prendre un autre petit loup…

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…suivi d’une nouvelle espèce que je n’avais encore jamais vue : un chapon !

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Un poisson magnifique que beaucoup pourraient confondre avec une rascasse mais qui est plus rouge et possède une tête un peu plus allongée en plus d’être davantage venimeux. En effet, en le décrochant avec une pince, je me suis à peine rentré la grande épine dorsale dans l’index et il a de suite enflé et est devenu tout blanc. Cela me rappelle un ->douloureux souvenir d’une confrontation avec une rascasse<-… Mais il n’y a pas eu de complication, heureusement que l’épine n’est pas rentrée profondément.

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Le responsable de la capture de toutes les prises de Loïs est le TailGunR de chez Biwaa, un shad dont j’ai récemment fait l’acquisition.

Par la suite, un type avec un joli polo blanc avec marqué « capitainerie » déboule de nulle part et nous adresse un mot que nous haïrons durant tout le séjour : « bonjour ! » Poliment, il nous explique que la pêche est interdite dans le port. Du coup nous sommes rentrés chercher des matelas gonflables pour aller nous baigner à la plage… non j’déconne, nous l’avons totalement ignoré et sommes partis dans une direction opposée. 🤣

L’après-midi, il nous a pris une folie : nous avons décidé de pêcher au pain. Pourquoi ? Allez savoir… Nous commençons en drop-shot pour nous échauffer. Les résultats sont rapides.

Je fais une jolie saupe. Ces poissons mettent des combats absolument énormes !

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S’ensuivent quelques sparaillons. Ils sont la cause de nombreux leurres souples coupés ces petits goinfres…

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Je parviens aussi à faire un petit mulet avant de casser au ferrage sur un de 40cm environ.

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Échec de mise au point

Un peu plus tard, nous décidons de tenter en surface. Comme je n’ai pas de bulle d’eau pour pouvoir allonger les distances de lancer, j’ai l’idée d’utiliser un stickbait. Et ça marche ! Après avoir amorcé, un banc de saupes fait irruption et claque la surface de l’eau pour attraper les bouts de pain. J’en ferre une énorme qui casse au bout de quelques secondes de combat. Les saupes sont beaucoup trop puissantes pour mon 20/100. Loïs aussi se fait casser, décidément, nous avons sous-estimé notre adversaire.

Bon, la pêche au pain, c’est bien cool, mais nous en avons marre de nous faire éclater alors nous partons en direction d’enrochements car la soirée arrive et il est possible que nous fassions quelques rascasses.

Nous commençons par des gobies.

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Loïs attrape ensuite un autre poisson que je n’avais encore jamais vu : un petit mérou ! Ce type est bluffant ! 😁

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Un poissons très joli !

Puis enfin, je prends ce que nous étions venus chercher ! Ce n’est pas trop tôt !

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La nuit tombe alors et les rascasses s’activent un peu. J’en fais une microscopique puis une pas très grosse.

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Et c’est encore Loïs qui régale en prenant un beau fish de 17cm !

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Peu après, nous voyons s’approcher un petit Zodiac rouge. Un sapeur pompier en descend et prononce ce maudit « bonjour » que nous commençons à connaître… La suite, vous l’aurez deviné, on s’est fait virer… des vrais cow-boys les types ici ! (vous commencez à comprendre le titre de l’article ? 😁) Mais nous n’arrêtons pas la pêche pour autant ! Nous retournons sur notre hot-spot à pêche au pain où Loïs (encore lui), se fait plaisir sur un gros mulet de 48cm à la bulle d’eau ! Bravo l’artiste ! 😉

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Gras !

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Incontestablement, ce deuxième jour fût le meilleur !

Le troisième, en revanche a été beaucoup moins productif. Le spot de pêche au pain de donne rien et nous ne faisons pas grand chose ailleurs excepté quelques petites saupes et mulets.

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Une grande caudale !

Mais également un petit gobie, toujours au pain. Comme quoi, ça bouffe vraiment de tout ces poissons !

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Nous décidons de tenter quelques digues côté mer. Sans succès. Nous essayons alors de pêcher une baie à l’abri du vent et des vagues, mais à peine avons nous commis l’imprudence de mettre un leurre à l’eau que deux cow-boys dans leur joli Zodiac rouge se précipitent plein gaz sur nous (efficaces les sauveteurs en mer !). Je me dis: « Merde, c’est pour nous ça… »; et en effet, nous les voyons faire une croix avec leurs bras et gueuler que la pêche est interdite dans la baie et qu’il faut aller côté mer. Je pense qu’il s’ennuyaient car ils n’avaient personne à sauver. Envoyer deux pêcheurs du côté où des vagues de 2 mètres de haut s’écrasent sur la roche est un bon moyen de leur assurer un peu de travail… En vrai, pour le coup, je n’ai toujours pas compris pourquoi on s’est fait virer ici.

Après un passage dans un magasin de pêche, nous avons tous les deux craqué sur un Jackson Artist FR70.

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Nous partons l’essayer… dans la même baie, après s’être assurés qu’elle était bien déserte. Je prends le premier et seul poisson avec, un saran.

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La nuit se pointe et nous nous dirigeons vers là où nous nous sommes faits jeter la veille. Les gobies sont tous dehors et nous les prenons les uns derrière les autres, notamment à l’Aji Ringer et au Power Isome, le leurre à rockfishing par excellence.

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Mais la fête ne s’est pas éternisée. Au bout d’un petit moment, nous apercevons un cow-boy avec sa lampe torche et des bandes réfléchissantes sur son pantalon. Un nouveau « bonjour » à nous vriller les tympans vient encore une fois troubler le silence et nous nous sommes encore faits envoyer promener. Cette fois, nous ne partons pas, mais attendons tapis dans l’ombre que le type se barre. Une fois qu’il a fini son tour de garde, nous reprenons la pêche au même endroit et qui c’est qui arrive 10 minutes plus tard avec sa p*****n de lampe ? Le même cow-boy ! Sans réfléchir, nous partons en courant pour nous cacher dans les rochers d’une digue. Loïs a eu plus de chance que moi car il a trouvé un très joli trou pour se planquer. Quant à moi bah, je me suis fait choper… « Faut arrêter de nous prendre pour des cons les gars ! » qu’il a dit. Nous sortons donc de notre cache comme deux gosses ayant fait une connerie et qui vont se faire engueuler par leurs parents.

En fait le type était plutôt sympa et après avoir discuté un peu avec lui, il nous a avoué que si ça ne tenait qu’à lui, il nous aurait laissé pêcher. C’est mignon, mais du coup on fait comment maintenant qu’on est fliqués ? Eh bien le lendemain, nous allons au seul endroit du port ou nous ne nous sommes jamais fait apostropher par un cow-boy, juste histoire de faire quelques gobies supplémentaires.

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Pas mal !

Mais bon, ce n’est pas fou et comme nous ne pouvons nous risquer à aller sur nos meilleurs spots, nous tentons les digues côté mer. Je fais un petit sévereau que je n’ai pas réussi à photographier; ça n’arrête de bouger qu’une fois mort ce truc c’est très difficile à manipuler.

L’après-midi, nous changeons de type de pêche. Mais pouvons-nous vraiment appeler le fait de ramasser des bigorneaux de la pêche ? De la pêche à pied peut-être…

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Le soir même, nous retournons au spot à bigorneaux, à savoir, une digue de la baie ou nous nous sommes fait jeter, pour terminer le séjour. Les rascasses ne daignant toujours pas se montrer, nous prenons (encore) des gobies.

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Ainsi s’achèvent ces quelques jours à la mer. Avec un total de 11 espèces prises, nous somme assez satisfaits bien qu’une blennie, un crénilabre, serran-écriture voire même l’un des apogons que nous avons repérés auraient été les bienvenus.

Seul regret : les cow-boys. Pêcher avec l’impression de faire quelque chose de mal est dérangeant… on a l’impression d’être des trafiquants de drogue.

Enfin, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés sur un petit lac en vue de faire quelques bass. Je ferai un petit article vite fait sur cette session rapide.

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C’est quoi une éternité ?

C’est quoi une éternité ?

Voilà une question intéressante à laquelle je pense pouvoir apporter une réponse : 3h22.

Reprenons depuis le début.

J’étais parti sur l’Ardèche à la mouche pour essayer de faire des barbeaux et des chevesnes. N’ayant pas d’autre matériel que ma canne à truite en 8 pieds 6 (que j’ai raccourcie de 10cm car j’ai pété la pointe…) et une soie de 5, j’ai dû m’en contenter. En pointe de bas de ligne, je suis en 14/100, un diamètre qui selon moi est raisonnable pour venir à bout de jolis barbeaux. Peu après mon arrivée, je repère une carpe entre deux eau. Sans réfléchir outre mesure, je lui lance ma nymphe et au moment d’arracher la soie pour recommencer je me suis aperçu qu’elle l’avait prise. Le combat s’engage et il serait trop long de tout détailler tant ce fut long.

Durant la première heure de lutte, je m’avance dans l’eau pour l’effrayer et ainsi l’amener dans la direction souhaitée pour pouvoir l’échouer. Ça a marché deux fois, puis elle a compris : au lieu de partir dans la direction opposée, elle passe à côté de moi. Je tente de bloquer le passage à droite, puis elle passe promptement à gauche me faisant effectuer un demi-tour.

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Pour la deuxième heure, je change de stratégie et me place en aval pour essayer de lui faire descendre le courant. Disons le, ce fût un échec total. Je commence à fatiguer et ne parviens pas à prendre le dessus, limité par mon équipement trop faible.

La troisième heure est la pire de toute, la plus longue. Ce n’est vraiment plus amusant et j’ai envie d’en finir. J’augmente donc la pression sur la carpe, quitte à casser, mais je veux voir la fin de cette bagarre quelle qu’en soit l’issue. Je me place perpendiculairement par rapport au courant et bride d’un côté ou de l’autre en fonction de la position du poisson pour le faire sortir de la veine. Après une autre heure, j’arrive enfin à la tenir dans une zone de calme.

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La quatrième heure commençant, je prends le risque de reculer sur la berge pour l’échouer. Cette tentative est soldée par une casse au bout de 3h22 de combat. Le « clac » net du nylon qui rompt est absolument horrible à entendre. Je suis partagé en une énorme déception d’avoir fait tout ça pour rien et un profond soulagement que ce soit enfin fini.

Quoi qu’il en soit, ce moment fût mémorable et je compte bien prendre ma revanche avec un matériel plus adéquat.

@+

Encore du toc à la nymphe !

Parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne, je continue de pêcher à la nymphe ! Encore beaucoup de truites sorties, de tailles modestes.

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Mais aux couleurs toujours aussi spectaculaires !

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Les blageons sont également de la partie…

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Je suis avec Théodore qui pêche à la cuiller et qui fait également une très belle pêche. Parmi ses prises cette jolie fario presque maillée :

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Malheureusement, il en décroche une d’à peu près 30cm sur une chandelle…

Le fait marquant de ce jour est un petit exploit personnel. Vous savez peut-être que j’utilise un montage à potence constitué de deux nymphes ? Eh bien j’ai réussi un doublé ! Ne me demandez pas comment, c’est un pur coup de chance, mais c’est assez exceptionnel pour que ce soit souligné. Une truite et un blageon sur le même montage… Où va le monde ? ^^

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En plus la truite est maillée.

Double remise à l’eau !

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Le lendemain, nous sommes rejoints par Samuel qui, en dépit de toutes tentatives, ne fera qu’une truitelle (et se fait au passage salement latter par Théodore qui pêche pour la cinquième fois de sa vie 😀 ). Quant à moi, toujours avec mes nymphes, la pêche s’est ralentie car les truites sont clairement sur les vairons.

J’arrive tout de même à en faire bouger quelques unes, mais nous retiendrons surtout celle faite en fin de session; un poisson sublime de 30cm !

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Je joints également quelques photos de Samuel que je trouve méga classes. 😉

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Pour conclure cette petite pêche, nous réalisons un doublé avec Théodore et j’en profite pour souligner sa belle perf’ : 6 truites au compteur, c’est pas mal du tout pour un début et très encourageant pour la suite ! 😉

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Enfin, aujourd’hui-même, j’ai une heure à tuer pour tester deux nymphes de ma fabrication pour eaux teintées (il a plu pendant la nuit). Une lourde en pointe et une légère en potence. En deux dérives, je valide les deux… je suis chaud en ce moment ! 😀

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Après quoi, je fais mumuse avec les soffïes… c’est pas glorieux, mais c’est marrant et assez malin comme poisson. Et puis c’est plutôt joli, vous ne trouvez pas ?

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Voilà, c’est tout pour le moment, à très vite ! 😉